Nos comportements maintiennent l’Afrique au stade sous-développé chaque jour et sa veille

L’adage dit que si chacun faisait le ménage devant sa porte, le village serait propre. Ce n’est qu’un adage et non la sainte parole mais le village demeure insalubre. L’Afrique et ses problèmes sont l’un des termes les plus employés par les africains eux-mêmes. Nombreux pensent avoir analysé le problème, détaché les coupables et proposé des solutions. Si ces solutions marchaient, cela se saurait.

La gouvernance y est pour beaucoup dans les soucis de l’Afrique et des africains. La responsabilité de l’occident est manifeste dans le retard du continent.

Malgré tous ces facteurs qui semblent être des constantes de la fatalité, pour de nombreux africains il existe une masse incompressible d’attitudes à adopter qui n’ont l’air de rien mais qui seraient une révolution. Cette attitude concerne l’africain vivant dans les pays dits développés.

Il est de coutume pour ces fils et filles de l’Afrique de renvoyer au pays tout objet qui ne sert plus en Europe. Soit ces objets sont obsolètes, soit en panne, soit à bas prix.  De manière systématique, l’africain vivant en occident se dit que l’Afrique a besoin de ces objets malgré leur état défectueux.  A très court terme on rend service certainement de cette manière. A long terme on s’installe dans un minimalisme latent.  Nous fonctionnons comme si l’innovation et le concept du développement occidental devait atteindre les régions du monde par pallier et que le tour de l’Afrique n’était pas encore arrivé. Les vieilles voitures qui ne peuvent servir en Europe trouvent une seconde vie chez nous malgré leur propension élevée à consommer du carburant.

Les téléphones portables de deuxième génération sont rapatriés en Afrique avec les problèmes de recyclage des batteries qui vont avec.  Les pneus usagés, les batteries automobiles et bien d’autres produits trouvent une existence avant le cimetière en Afrique.  Chaque fois que quelqu’un part en Afrique, le reste de la communauté lui remet des colis contenant des téléphones portables, des lecteurs de dvd,  des téléviseurs avec tube cathodique pour la famille.

Aujourd’hui, avoir un comportement quasi sain envers la nature est une mode en Europe. Le fait de débarrasser l’Europe de ses futurs déchets est une équation en moins à résoudre.  Sans forcément le savoir, les comportements partant d’une bonne intention de la part des africains vivants en Europe conduisent le continent à demeurer au stade 1.0 de la technologie et de l’innovation alors qu’ils vivent tous dans des sociétés où ils utilisent le must et en sont satisfait.

Psychologiquement, cela pourrait avoir un impact sur les habitudes des autochtones qui pourraient voir une fatalité dans leurs positions de consommateurs de produit de seconde main.

Ces agissements font de l’Afrique la poubelle électronique de demain car il faudra un jour penser à la gestion des épaves de tous ces biens en fin de vie.

L’indépendance énergétique de l’Afrique en prend un coup terrible également car ils sont par essence budgétivores en énergie.

Chacun de nous peut changer demain en prenant soin de bien négocier aujourd’hui. Nous pouvons décider de n’envoyer en Afrique que des produits qui respectent notre environnement et conformes à nos besoins.  Nos chefs d’états font ce qu’ils font pour détruire l’avenir de l’Afrique, le monde occidental tient à se servir en Afrique sans payer, les populations sont victimes et tiennent des critiques le plus souvent fondées. Si l’africain vivant en occident ne modifie pas son comportement de consommation il n’y aura aucune différence entre ces premiers cités et lui.

 

Elijah De Bla