Mali /La rectification du mandat de la MINUSMA en cours ?

 

Dans le cadre du renouvellement du mandat de la Minusma, le conseil de sécurité a presque accepté les doléances du Mali mais le conseil a jugé nécessaire de s’affranchir de l’autorité de L’État Malien pour mener des enquêtes sur les violations des droits de l’homme, ce qui lui confère une liberté totale d’aller partout sur le territoire malien sans l’autorisation de l’État Malien.

Le Mali a manifesté son mécontentement en disant que la Minusma ne saurait s’affranchir de l’autorité de l’État et qu’il ne pourrait garantir cela à la Minusma.

Cette décision de suspension de rotation réaffirme la volonté des autorités maliennes qu’on ne pourrait s’affranchir de son autorité et que la Minusma doit évoluer sous son autorité.

De plus, il y a de cela deux jours, que le président de la transition malien et le Secrétaire général des nations unies Antonio Guterres ont eu un entretien téléphonique comme l’atteste un tweet, le président Goita a réitéré la nécessité pour les partenaires de respecter la souveraineté du Mali.

Pourquoi le Mali ne s’est pas opposé au renouvellement du Mandat de la Minusma ?

Le Mali, n’ayant pas la possibilité d’impacter sur le cours du conseil de sécurité des nations Unies, c’est-à-dire sur la procédure d’adoption de la résolution, n’avait pas assez de force, c’est pour cela, il use de la pratique pour procéder à une rectification du mandat de la Minusma.

Le Mali utilise la voie pratique, c’est-à-dire à chaque évolution des événements, le Mali adapte la conjoncture à son bon vouloir ;

Nous pouvons affirmer qu’avec cette décision de suspension de rotation, la Minusma ne pourrait plus se comporter comme jadis, il y aura des changements au fur et à mesure et en profondeur et peut être le Mali vise l’année prochaine à mettre fin à ce mandat définitif.

Il est à savoir que la Minusma n’est pas Barkhane, le Mali ne pouvait pas mettre fin à la Minusma brusquement à un mandat de la Minusma.

Il faut une procédure évolutive de mise à terme à ce mandat parce que le Mali s’est préparé pour l’après Barkhane, mais il ne s’est pas préparé pour l’après Minusma, il n’a pas la force nécessaire de demander le départ de la Minusma puisque la Minusma est une procédure multilatérale alors que Barkhane bilatérale donc qui parle de bilatérale la souveraineté est réciproque, mais dans le cadre de la Minusma, le Mali n’a pas de mot à dire, il a fait l’objet de ce qui a été prévu par la charte des Nations unies, c’est-à-dire une façon de couper une grande part des États dans leurs souverainetés et les États l’ont accepté quand ils ont signé la charte des nations unies

 

AMAIGUERE RENE SAGARA
JURISTE – ÉTUDIANT

ISSIAKA GUINDO 
DOCTORANT