Etre jeune n’est pas un handicap, les aiglons du Mali en sont la preuve. A eux seuls, ils expriment le seul motif de satisfaction de la semaine des maliens. Le football n’est plus une discipline dans laquelle 11 personnes se poursuivent pour récupérer un ballon. Le football est devenu un instrument de suprématie des peuples. Fagnéry DIARRA et ses poulains durant la coupe du monde des moins de 20 ans ont montré du bon jeu, un bon comportement d’ensemble et représenté les espoirs d’un continent. Ils ont apporté de la suprématie au Mali dans le football. Une troisième place et un titre de meilleur  joueur du tournoi ont été la moisson de nos aiglons. Nous avons découvert un groupe soudé qui a beaucoup de profondeur de jeu et qui a plus d’une fois remonté les retards au score. Le plaisir de jouer était semble-t-il le leitmotiv de ces jeunes. On pourrait penser que cette très belle team a bénéficié d’une bonne préparation et des meilleurs conditions pour leur épanouissement. Il n’en est rien et il est urgent de raconter le parcours du combattant qui fut celui des aiglons.

Etre quinquagénaire ou sexagénaire n’est aucunement un gage de sagesse et de bonnes mœurs. L’équipe dirigeante de la FEMAFOOT a largement montré la quantité de pratiques sordides inimaginables dont elle est passée maitre tout au long de la préparation de ces aiglons. Depuis Toulon en France où les aiglons avaient pris leur quartier pour préparer la coupe du monde junior, les gamins de Fagnéry ont été abandonné par Moussa KANOUTE à Toulon. En effet KANOUTE, chargé des compétitions internationales et conseiller du président de la FEMAFOOT a jugé bon de prendre un hôtel à Paris au frais de l’état et de laisser les juniors maliens à l’hôtel à Toulon avec une somme d’argent indécente de 20 000 Francs CFA par personne c’est-à-dire 30€. Non content d’avoir agi de la sorte, il récidivera en envoyant personne accueillir l’équipe arrivée à Paris en pleine nuit.  Pour se rendre en Nouvelle Zélande, lieu de la coupe du monde, les aiglons devaient prendre leur vol à Paris. Il n’y avait personne pour les accueillir en pleine nuit à Paris. Ils ont dû faire appel à la famille et aux amis pour venir les chercher. Ce sont ces familles de  joueurs qui ont mis la main à la poche pour transporter les joueurs vers l’hôtel et leur acheter à manger. Plus c’est gros, mieux ça passe et KANOUTE n’a pas fait dans la dentelle pour s’illustrer de la pire des manières. Si vous pensez que nous avons fini avec la honte et la malhonnêteté, armez-vous de patience.

Une fois en Nouvelle Zélande, l’instance dirigeante du football malien à savoir la FEMAFOOT continuera de saper le travail de Fagnéry et de ses joueurs. Il faut savoir que le sponsor des équipes nationales de football du Mali AIRNESS a mis à la disposition des aiglons, 15 jeux de maillots ce qui suffit largement pour l’équivalent de 7 matchs internationaux. La FEMAFOOT par le biais de Moussa KANOUTE a fait de la rétention de jeux de maillots. Il a mis à disposition des joueurs seulement deux jeux de maillots obligeant les braves jeunes à laver à la main leurs équipements entre deux matchs. Une pratique digne de l’époque où Mamadou Keita Capi était encore gardien de but des aigles seniors. Les dirigeants de la FEMAFOOT ont toujours réquisitionné les maillots des joueurs pour les offrir à leurs propres enfants non membres des équipes. L’ex directeur technique des aigles Sadia CISSE offrait régulièrement les équipements des aigles cadets à ses propres fils qui les portaient fièrement dans les rues de Bamako. La prime de matchs promise d’une valeur de 1 millions de franc CFA par joueur c’est-à-dire 1500€ n’a toujours pas été payée aux médaillés de bronze. La FEMAFOOT justifie un virement qui aurait pris du temps. Pour ceux qui savent les pratiques en place dans cette institution, les primes ont toujours transitées par la valise diplomatique et payée en espèce aux joueurs de l’équipe nationale séniors ainsi que de toutes les catégories.

Ce que les maliens doivent comprendre c’est l’écart entre la gestion de cette campagne et les résultats obtenus. Ce procédé a marché une fois mais ne marchera pas une seconde fois. Autrefois la puissance des médias autres qu’étatiques n’existait pas, les réseaux sociaux n’ont plus. Aujourd’hui, il suffira d’un sms d’un joueur à sa famille qui par la suite contactera la presse pour mettre à jour les scandales. Amadou Baba DIARRA, président de la FEMAFOOT et Moussa KANOUTE son conseiller et chargé des compétitions internationales n’ont rien à faire dans la gestion du football malien. Ces personnes nourries et payées chèrement aux frais de l’état sont les fossoyeurs de notre football à tous les niveaux. A titre d’exemple il faut remonter au dernier match des aigles seniors. Soit ils perdent les passeports des footballeurs, soit ils s’y prennent à la dernière minute pour les démarches administratives des joueurs professionnels répondant à l’appel du drapeau.  Leur gestion calamiteuse du cas Samba SOW témoigne de l’amateurisme de cette caste d’incompétents. La FEMAFOOT n’a jamais été à la hauteur des ambitions du sport roi au Mali. Le parcours des aiglons troisième de la coupe du monde des U20 ne doit rien à la FEMAFOOT à part l’avoir empêché d’aller en finale pour décrocher le premier titre mondial du Mali toute catégorie confondue. Désigner des bras cassés pour gérer des personnes en bonne santé devant représenter le pays sportivement est le dilemme du Mali. L’aiglon a volé très haut cette fois-ci car intouchable par les pierres de KANOUTE le braconnier mais il faut le protéger contre la confrérie des braconniers.

Si la FIFA est une maison corrompue, la FEMAFOOT est l’une de ses plus belles chambres.

 

Elijah De BLA

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