L’électricité se fait désirer en Afrique, que font NEPA, ECG, SBEE ?

L’électricité se fait désirer, nous sommes en 2018 et les Africains ne peuvent toujours pas jouir de l’électricité 24h/24 à des coûts abordables. Seuls les expatriés et les quelques nantis y ont droit.

Ikoyi, quartier résidentiel de Lagos

L’électricité se fait désirer en Afrique, nous sommes en 2018 et les Africains ne peuvent toujours pas jouir de l’électricité 24h/24 à des coûts abordables. Seuls les expatriés et les quelques nantis y ont droit.Dans cet article nous allons nous concentrer sur l’Afrique de l’ouest à travers le retour d’expériences de 3 jeunes Français issu de la diaspora africaines, qui sont retournés vivre pour un temps donné sur le continent. Les 3 témoignages font références à la situation dans la capitale ou la ville la plus peuplée de chacun des pays. L’électricité se fait désirer dans les capitales, cela va sans dire que la situation est bien plus grave dans les autres villes du pays.

Le Ghana à travers l’expérience de Kofi
Il a vécu 2,5 dans la capitale Ghanéenne à Accra entre 2013 et 2015. Avec une population de 28 millions d’habitants le Ghana est l’un des pays les plus dynamiques en Afrique de l’ouest. C’est également un producteur de pétrole et d’électricité avec sa centrale électrique de l’Akosombo située non loin de la frontière avec le Togo dans le sud du pays. A son arrivée il vivait dans le quartier d’Asylum down (un quartier résidentiel) et pendant 6 mois les délestages étaient très rares. A Accra les problèmes d’électricité et d’eau dépendent beaucoup du quartier ; certains quartiers souffrent énormément des délestage et d’autres du manque d’eau. C’est en 2014 que les problèmes d’électricité sont devenus récurrents et importants dans la capitale Ghanéenne. Les coupures avait lieux le soir entre 18h et 21h, la mairie mettait à la disposition des abonnés d’ECG ( Electricity Company of Ghana : la compagnie d’electricité du Ghana) un calendrier leur permettant de connaître à l’avance le planning des délestages. La situation s’est empirée les mois suivants passant de 5h à 10h de délestage par jour jusqu’à son départ du pays. Ses contacts sur place l’ont informé que la situation s’était améliorée, avec des coupures d’environ 5h par jour selon les périodes. Kofi s’est rendu au Ghana pendant les fêtes de fin d’année, il a résidé dans une auberge. Il a noté des délestages mais son établissement bénéficiait d’un générateur. Ce qui est étonnant est que le Ghana vend son électricité à ses voisins, le Bénin ou encore le Togo et dans ces pays l’électricité ne se fait pas autant désirer.

Le Bénin à travers l’expérience de Pascaline
Cette jeune béninoise a vécu au Bénin entre 2016 et 2017. Avec une population d’à peine 10 millions d’habitants, le Bénin rencontre de gros problèmes pour répondre à ses besoins.
Elle est arrivée peu de temps avant la prise de fonction de Patrice Talon, les délestages étaient quotidien et duraient environ 5h. Patrice Talon a promis au Béninois de réduire les délestages et il a tenu parole, dès le mois de décembre 2016 la SBEE (Société Béninoise d’Energie Electrique) a réduit les délestages, ils excédaient rarement 30 minutes à Cotonou. Un an après fin 2017 les 30 minutes sont redevenus les 5h d’antan. Le Bénin dispose de très peu d’infrastructure pour couvrir ses besoins, il dépend donc énormément de ses 2 voisins le Ghana et le Nigéria qui sont ses fournisseurs.

Ikoyi, quartier résidentiel de Lagos

Le Nigéria à travers l’expérience de Fèmi
Avec une population de 192 millions de personnes le Nigéria est le pays le plus peuplé d’Afrique, et le premier producteur de brut. Et pourtant, le pays a et rencontre toujours d’énormes difficultés à fournir de l’électricité à sa population. Fémi vient d’arriver à Lagos, elle vit sur l’une des îles de la ville, dans les quartiers résidentiels. Elle connait bien cette mégalopole car le Nigéria est son pays d’origine. L’incapacité de NEPA (National Electric Power Authority) ou comme aime ironise les Nigérians Never Expect Power Always (Ne jamais attendre l’électricité). L’électricité se fait désirer à Lagos et encore plus dans le reste du pays. Dans la capitale économique, le délestage ne s’exprime plus en heure mais jour, 48h voir plus est vraiment fréquent, ce qui rend la vie très difficile quand on est pas habitué. Une situation qui implique une réorganisation totale de la vie quotidienne, les courses se font au jour le jour mais le repassage à la semaine. Fèmi nous confie avoir jeté beaucoup de nourriture depuis son arrivée, elle ne peut plus regarder la télé et que c’est vraiment dur au quotidien.Les Béninois et les Togolais vous diront que c’est pourtant le Nigéria qui leur fournit de l’électricité et qu’ils ne rencontrent pas de tel problème. Mais il est important de rappeler que la population de ces 2 pays (Bénin 10 millions & Togo 7 552 000) à eux 2 n’atteignent même pas la population de Lagos (22 millions). Il est donc incohérent de comparer ces pays avec l’ensemble du Nigéria.
En Afrique plus un pays est grand et même en tant que producteur de brut et plus ses difficultés à satisfaire ses besoins d’énergie sont importants. C’est un facteur dont on ne prend jamais compte et qui amène à des analyses ou comparaison incohérentes ; comme celle de comparer le Bénin avec le Nigéria.L’Afrique a encore un long chemin afin d’atteindre l’autonomie énergétique. C’est un facteur à prendre en compte pour tout membre de la diaspora souhaitant retourner s’y installer.

Sisi Adouni, correspondante à Lagos

Le cabinet TRAINIS met la formation continue made in Mali à l’honneur à Paris

Le cabinet TRAINIS met la formation continue made in Mali à l’honneur à Paris

Le cabinet TRAINIS spécialisé dans la formation continue s’est lancé un défi, le type de défi pour lequel l’on pourrait parier sur l’échec. En effet, nous avons l’habitude de voir le nom du Mali associé au culte du minimalisme, mais les 24 et 25 Octobre 2017 furent une orchestration réussie. Le cabinet TRAINIS et son PDG Daouda COULIBALY ont relevé le défis d’organiser un forum de qualité à Paris où la concurrence entre la pertinence et le sérieux ne laisse aucune place au hasard.

Daouda COULIBALY, PDG de TRAINIS organisateur du forum sur les PPP
Daouda COULIBALY lors du forum sur les PPP en Afrique

Dans un cadre qui sied au professionnalisme dans le genre, environ 300 invités de diverses nationalités sont venus écouter, prendre notes et faire du réseautage pendant deux jours.

Outre les intervenants maliens tels Moussa MARA ex premier ministre du Mali, Mamadou Gaoussou DIARRA ex ministre de la promotion des investissements, Samba BATHILY CEO Akon lighting Africa, nous avons noté la présence de Bernard KOUCHNER ex ministre des affaires étrangères de la France, Mamadou Kossory FOFANA ministre guinéen des PPP et de l’investissement et bien d’autres illustres personnalités qui composaient la liste des intervenants.

Les journées ont été enrichies de formations sur différentes thématiques liées au concept des partenariats public-privé. Ainsi les participants ont suivi les formations suivantes dispensées en atelier :
-Prévention de la Corruption dans les PPP
-Cadre de régulation et encadrement juridique des PPP en Afrique
-Montage financier d’un projet PPP
-Les facteurs clés de succès pour garantir la bonne exécution de vos contrats de partenariat : délais, coûts, performances, parades juridiques

Ces formations en atelier sont un concentré de clés nécessaires pour les états et leurs structures pour se mêler au grand marché des PPP.

Si la possibilité existe pour les états de se faire financer via les PPP, les risques de dette et de corruption sont non négligeables. Comprendre l’environnement des PPP et disposer de clés est le but des ateliers programmés lors des deux journées.
Comme tout forum du genre, des panels prévus ont vu défiler des spécialistes dans divers domaines de compétence.

Le panel énergie modéré par Mme Hawa DEME
Le panel énergie lors du forum sur les PPP en Afrique

Les panels «Infrastructures » modéré par Maître Fatoumata DIARRA SIDIBE, « financement des investissements et gestion des risque en PPP » et « énergie » modéré par Hawa DEME ont donné lieu à des échanges attendus par le public.

Si les PPP sont une possibilité de financement, tout le monde n’est pas d’accord sur le fait que ce soit la pierre philosophale pour le développement de l’Afrique. Les échanges ont donné lieu à ce type de constat.

Tout au long du forum, le niveau d’exigence des organisateurs n’a cessé de se maintenir. Les participants et les intervenants se sont croisésr plus d’une fois lors des pauses déjeuners et cafés. Le nombre de cartes de visite échangées atteste de la volonté des uns et des autres de se retrouver dans un microcosme saint des affaires en Afrique. A ce jeu, l’homme le plus demandé fut Samba BATHILY et c’était sans doute une indication sur le profil de celui qui se verra décerner le haward du meilleurs projet PPP en Afrique des mains de Daouda COULIBALY, PDG de TRAINIS. C’était lors du gala de clôture dans la soirée du 25 Octobre 2017.
Pour un coup d’essai, TRAINIS a réussi un coup de maitre. Si les maliens manquent de référence dans nombreux domaines d’activités, nous pouvons dire au vue de ce forum que Daouda COULIBALY et ses deux collaboratrices Mme SOUMARE et Mme SISSOKO sont sur la bonne voie pour tordre le coup au discours défaitiste et au marasme ambiant qui couronnent la plupart des projets.

La formation continue initiée par des maliens à l’endroit du reste du monde et la compréhension de l’environnement des PPP avec des clés ont été les ingrédients de cette démonstration de savoir-faire et de savoir être à la malienne à Paris.

Elijah De BLA

Mali : Les rapports du Bureau du Vérificateur général ou les rapports de la honte

Les rapports du Bureau du Vérificateur général ou les rapports de la honte

D’abord, les rapports ne montrent qu’une infime partie visible et dicible de l’affaire, le fond trouble reste encore insondé. Les rapports de la honte pour au moins deux raisons. Ils confirment qu’une petite minorité se réserve des accès illimités aux ressources publiques pour leurs besoins purement égoïstes, contribuant ce faisant au sous-développement du pays car privant une grande majorité de jouir de leur droit au bien-être. D’autre part, l’enlisement dans la dilapidation de l’argent public révèle un échec politique dans la lutte contre la corruption qui, cependant, devrait entraîner une mobilisation citoyenne.

Lutte-t-on vraiment contre la corruption ? À quoi servent les rapports du Bureau du Vérificateur général (BVG)?

Le traitement politique du rapport du Vérificateur général

Lors de la présentation annuelle du rapport du bureau du vérificateur général , l’on ne peut qu’être saisi par le contraste entre le décor politique de l’événement et la gravité du contenu du rapport. Qu’une conférence de presse se tienne en français pour qu’une certaine opinion publique, au-delà des autorités politiques, se fasse une idée, comme le souligne le Vérificateur général M. Amadou Ousmane Touré, « du professionnalisme et de la qualité des travaux exécutés » par son bureau est dans l’ordre du formel en ce qu’il permet au citoyen de savoir ce qu’on fait de son argent. Par contre, le seul fait d’entendre, année après année, les mêmes menaces proférées par un président après l’autre, et qui, au regard des faits, n’ont aucun impact sur le phénomène de corruption, n’a aucun intérêt sinon de  démontrer un aveu d’échec du président.

Le bureau du vérificateur général est un projet politique initié par l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT), « En 2002, les autorités maliennes ont initié un projet de loi visant à créer une nouvelle autorité indépendante pouvant servir d’outils efficace de lutte contre la corruption, la mauvaise gestion et la délinquance économique et financière.

L’objectif visé est de renforcer la confiance entre l’Administration et le citoyen…[1]» Seulement, ATT voulait-il réellement lutter contre la corruption quand la même personne disait dans l’émission Baroni sur la chaîne publique ORTM que, «  Je n’humilierai aucun chef de famille en le mettant en prison. Celui qui détourne le denier public reste à son poste et travaille pour le rembourser. » ATT, en tenant de tels propos, fut taxé de laxiste mais la base de sa politique de consensus consistait à gérer certains types de conflits et de délits de manière non institutionnelle. De même, le procureur du pôle économique pense également que « l’emprisonnement systématique » n’arrêtera pas la corruption. Si la prison n’est pas la solution, il est aisé de voir que la gestion consensuelle basée sur la reconnaissance du tort et l’engagement de le réparer n’est pas non plus une panacée, à défaut de paraître comme une incitation à la corruption.

Le ton a changé avec l’arrivée au pouvoir de Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Et les citoyens attendaient le même changement dans les faits. L’année 2014 fut décrétée « année de lutte contre la corruption. »

Devant les Maliens, IBK s’engagea que « Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Inch’Allah. » Soulignons de passage, comme le veut Amadou H. Bâ, que « la parole engage l’homme. La parole EST l’homme. » Pourtant, au-delà du côté symbolique, la corruption prend de l’ampleur. Dans son rapport de 2012, les irrégularités étaient estimées à 50 milliards, trois ans après, dans le dernier rapport portant sur l’année 2015, elles s’élèvent à 70,13 milliards de Francs CFA.

La dimension politicienne est également l’instrumentalisation faite par les autorités de ces rapports. Lors des meetings, IBK n’hésite pas à les brandir tel un instrument d’intimidation politique à l’endroit des acteurs politiques et des citoyens qui accusent le même pouvoir de ne pas lutter efficacement contre la corruption. Pourquoi les citoyens ont l’impression que les gouvernants, tous corrompus à tort ou à raison, trouvent leurs intérêts dans la mauvaise gouvernance ?

Un rapport, un constat… et après ?

Comme le rappelle Adame Ba Konaré, « Maints programmes de lutte contre la corruption ont été menés par les pouvoirs qui se sont succédé au Mali depuis l’indépendance, sans grand résultat [2]. »

Et si le bureau du vérificateur général n’existait que pour donner une image de « bonne gouvernance » mais de façade au Mali ?

Le souci de la façade quand le fond s’écroule. Dans les rapports, on peut lire que « ces fraudes donnent parfois lieu à des remboursements. » Cependant, comme les institutions financières (FMI et Banque mondiale -BM-) l’ont souligné, les montants recouvrés sont insignifiants.

Dans les affaires concernant l’achat de l’avion présidentiel et l’acquisition d’équipements militaires, il a fallu l’intervention -sinon l’ingérence du FMI et de la BM pour procéder à des audits de comptes publics afin de mesurer l’ampleur de ce qu’on pourra qualifier de « vol organisé » quand le Mali vivait l’un des moments les plus douloureux de son histoire. Toutefois, avec l’implication de ces deux institutions dans un Mali à la souveraineté bafouée, les sanctions ont été vite prises et exécutées avec le départ de certains ministres, vite recasés ailleurs.

Aussi, le FMI et la BM, constatant le laxisme et le laisser-aller politique dans la mauvaise gouvernance, dictaient aux autorités maliennes d’exécuter judiciairement les rapports du BVG.

Mais tout le mérite ne revient pas à ces deux institutions qui ont été légitimées dans ce processus par les mobilisations des citoyens qui exigeaient des sanctions contre les ministres coupables de « délinquance économique et financière. » Et si la solution venait des citoyens ?

 

Vers un traitement citoyen du rapport du BVG

 

Que c’est frustrant de savoir que ces milliards détournés peuvent garantir et considérablement améliorer l’accès des Maliens aux services sociaux de base. Tout aussi frustrant de savoir que « la délinquance en col blanc » ou la délinquance au grand boubou bénéficie d’un traitement de faveur politique quand l’article « 320 », symbole de la justice populaire aveugle, devient le sort d’une autre classe de voleurs.

Le mouvement « ça suffit on ne croisera plus les bras » avait lancé un appel afin d’organiser « un sit-in devant la cour d’appel pour demander au procureur de la République d’ouvrir des informations judiciaires dans les dossiers transmis par le vérificateur général » avec comme slogan « la corruption ça suffit !!! ». Loin d’être une anecdote, cette initiative pourrait être le début d’un mode d’action citoyenne de lutte contre la corruption. Il ne s’agirait plus de constater la corruption mais de la traiter de façon citoyenne pour que le manque de courage politique se transforme en véritable action politique d’éradication du fléau.

Étant celui qui vit les désastres de la mauvaise gouvernance dans son quotidien ; lui qui ne mange pas à sa faim, qui ne peut ni étudier ni se soigner dans un autre pays que le Mali, le citoyen a décidé d’agir sur ce mal qui compromet toute sa vie. Mais cette lutte interpelle cet autre citoyen qui a les moyens de se procurer tous ces services en dehors du Mali dans la mesure où le degré de corruption atteint, menace le pays même dans ses fondements. Et se contenter des rapports, au regard des faits de 2002 à 2017, est juste nous mettre devant une honte nationale qui devrait indigner pour ensuite provoquer une action collective citoyenne.

 

Au classement 2016 de Transparency International, le Mali était le 116e pays sur 176. Le rang d’un pays où le taux de perception de la corruption est très élevé. Les inégalités sociales se creusent dans une distribution inégale de la justice.

Jusqu’ici, les instruments de lutte contre la corruption se sont révélés inefficaces, l’éthique citoyenne est interpellée devant l’irresponsabilité politique. Pour paraphraser Adam Ba Konaré, la corruption « se modifie en fonction des évolutions, des préoccupations de chaque génération », les rapports nous mettent devant notre honte collective mais ne suffisent pas pour laver l’affront.

Mahamadou Cissé

[1]Voir <<http://www.bvg-mali.org/site/page/view/appercu_bvg.html>>

[2]Voir Adame Ba Konaré, Petit précis de relise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, Paris, La Découverte, 2008, 2009.

Mali: un pays qui a réalisé une croissance longue durée et créé 200 mille emplois se fait offrir du riz

Mali: un pays qui a réalisé une croissance longue durée et créé 200 mille emplois se fait pas offrir du riz

Les incohérence du système IBK constituent tout un paradoxe. On a beau se dresser des lauriers, la réalité sociale n’averti pas quand elle vous rattrape. Le cas de l’auto suffisance alimentaire au Mali est un indice indiscutable pour juger l’état de la gouvernance.

Le Japon vient d’offrir du riz au Mali pour une valeur de 2,4 milliards de francs CFA. Selon l’ambassadeur qui représente le Japon pour l’occasion,  ce don vient en aide au Mali pour faire face à l’insécurité alimentaire née de l’insécurité des humains. Ces propos viennent simplement contredire ceux véhiculés par le pouvoir qui refuse l’idée d’insécurité au Mali. Au delà de l’aspect sécuritaires multiforme, il y’a la dimension économique. Depuis l’accession du président IBK à Koulouba, chaque année, nous avons droit à un récital du gouvernement qui nous explique que le Mali a réalisé une croissance économique. si nous faisons les bons comptes, le Mali réalise une croissance économique depuis 2013.

Nous pouvons parler de croissance sur une période assez suffisance pour impacter la consommation et donc l’emploi. Justement, tous les porte-paroles du pouvoir font la promotion des bonnes oeuvres du président qui a presque bouclé son programme de création de 200 mille emplois en 5 ans

L’information majeure de cette fin de quatrième année du président à la tête du pays est la réalisation de cet objectif de création de 200 mille emplois.

En économie, il faudra expliquer aux maliens comment les principaux indicateurs macro économiques ( croissance économiques et emplois) peuvent être au vert sur une période de 4 ans et dans le même temps avoir un déficit dans sa capacité à s’auto alimenter décemment? 2,4 milliards de dons pour aider un pays qui se dit en bonne santé économique et salarial est un non sens. Ni Adam Smith, ni David Ricardo ne pourront justifier ces antipodes.

Soit le gouvernement malien s’est inscrit dans un mensonge d’état, soit le Japon fait son cinéma en mentant qu’il a offert du riz au Mali. L’acceptation du don de ce qui relève du basic n’est pas compatible avec la croissance économique sur une longue période couplée avec la croissance de l’emploi.  Le ministre des affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop s’est montré très satisfait à la réception du don et a promis d’en faire bon usage.

Après 4 ans de gestion de l’appareil étatique, le régime IBK malgré tout ce dont il se félicite est réduit à la mendicité internationale qu’il désigne par diplomatie. Ce que le Mali désigne par coopération internationale est en réalité de l’endettement perpétuelle.

 

Elijah De BLA

Smart Africa : une Afrique intelligente par l’Afrique elle même

Smart Africa : une Afrique intelligente par l’Afrique elle même.


Smart Africa, une Afrique intelligente en marche. Il est de coutumes que le malheur de l’Afrique fasse l’objet des débats publics de tout ordre. Quand l’Afrique pleure les médias s’empressent pour en faire un outil d’augmentation de leurs audiences. Mais, au fond les projets se construisent, certains dirigeants africains font des choses plus qu’intelligentes, tel est le cas du projet « Smart Africa » initié par le président Paul Kagamé en 2013 en marge du sommet « Transform Africa Summit ». « Transform Africa summit » s’oriente désormais vers les objectifs du projet « Smart Africa » axés sur la coopération panafricaine autour des questions des technologies de l’information sur la base de trois éléments : Connexion, innovation et transformation.

Smart Africa

La technologie au centre des préoccupations ! Même si les résultats sont très lents à apparaître, c’est déjà mieux de penser ainsi. Le continent souffre des irrégularités sociales, politiques et économiques, la résolution de ces irrégularités par l’expertise étrangère les a renforcées   davantage, souvent par des mesures drastiques et non identifiées.  Lors du dernier Sommet « Transform Africa Sommit » du 9 au 11 Mai 2017 à Kigali, les débats étaient plus que passionnants, un espace de partage entre dirigeants et certains acteurs (opérateurs économiques dans le secteur des technologies de l’information, dans l’énergie, les porteurs de projets innovants etc.). En résumé, ce qui ressort de ce sommet est la résolution des problèmes actuels à l’aide des TIC qui dessinent désormais l’avenir de la nouvelle économie africaine. « La création de Smart Africa témoigne de notre détermination à mettre en place un environnement politique et réglementaire approprié qui encouragera les partenariats, l’esprit d’entreprise, la création d’emplois et le partage des connaissances. Notre déménagement vers une économie axée sur les TIC et la connaissance a pour but d’accroître la compétitivité de l’Afrique dans l’économie mondiale. Les TIC ont la capacité de niveler le terrain de jeu mondial, de débloquer le capital humain et d’exploiter tout son potentiel » (Paul Kagamé). Au-delà de son technicisme, Smart Africa nous semble être un projet communautaire avec une approche orientée vers la gestion du continent pars ses propres moyens tout en respectant son environnement et ses hommes.

Smart Africa, Maramory Niaré

Il est longuement resté sur les lèvres que le sous-développement de l’Afrique est fondamentalement lié à la non-industrialisation de son économie et à son mode de production créant des richesses inégalitaires, encourageant la corruption massive. Mais, une production massive et équitable n’est possible si tous les facteurs sont fonctionnellement intégrés. L’un de ces facteurs est la transparence et le partage d’information qui, à son tour prend en considération toutes les parties prenantes de la société. Même si les TIC ne sont pas les seules solutions parfaites, mais elles pourraient offrir de multiple possibilités dans la mise en place d’une économie inclusive et partagée. Le panel « Smart Village » lors du sommet a explicitement décortiqué les expériences de la connexion des villages aux villes par les infrastructures tant numériques que physiques (routes). Les personnes migrent des villages qui cherchent une qualité de vie améliorée, une bonne éducation, des soins de santé, l’accès à l’électricité, etc. Comme cette migration pose plusieurs défis, il faut créer des villages intelligents, en particulier en Afrique où vivent la majorité de la population. « Smart Villages » a exploré donc comment combler le fossé urbain rural c’est-à-dire par les solutions économiques, technologiques et celles liées aux installations et aux services. Cela peut être fait pour que les villages intelligents deviennent les moteurs de la transformation numérique de l’Afrique. Ce n’est pas facile mais si les engagements sont pris et respectés nous ferions des pas avancés vers ce magnifique avenir qui nous attend ! Enfin, la pensée urbaine des programmes (internes) de développement doit prendre en partie les forces majeures de la population africaine (zones rurales). D’autres concepts ont fait recette pendant le sommet tels que « Smart Energy », « Smarts Cities » etc. Soyons ingénieux et plus intègres, l’Afrique n’a personne à rattraper elle doit juste faire émerger ses modèles, prendre en main son destin et ce, par les africains. Les projets comme « Smart Africa » dans sa forme incarne une nouvelle unité africaine par les solutions intelligentes. Nous espérons qu’un jour les « Smart Medias » africains feront partie de l’objectif de ce projet. La transformation de l’Afrique est possible si seulement les africains se portent comme les principaux acteurs de cette transformation. Encore soyons ingénieux et plus intègres pour une Afrique souriante, « un seul doigt ne peut pas ramasser les cailloux » (Sagesse Bambara).


Auteur :  Maramory Niaré

Consultant Analyste

Franc CFA : IBK est-il le nouveau leader des « anti Franc CFA » ?

Franc CFA : IBK est-il le nouveau leader des « anti Franc CFA » ?

Les fronts   » anti Franc CFA  » ont vu le jour un peu partout en Afrique et dans le reste du monde.  La jeunesse progressiste africaine et afro descendante s’interrogent sur les clés d’une indépendance monétaire et par ricochet politique et militaire. La souveraineté multiforme d’une grande partie de l’Afrique est tributaire des liens nés de l’existence du Franc CFA.  Nous avons reçu le leader du front anti Franc CFA, Mwazulu Diabanza qui nous expliquait l’asservissement de l’économie africaine par ses liens avec le Franc CFA.

 

Nous vous avons présenté l’interview du président IBK accordée à la chaîne d’information continue Al Jazeera. Les propos tenus par le président IBK alimentent les discussions et font la Une des médias maliens depuis hier. Tout le monde a retenu le fait qu’il se portera candidat si telle est la volonté de dieu. Le reste des informations majeures données par le président sont passées inaperçues aux yeux des maliens. Le président s’est pourtant exprimé sur la question du Franc CFA suite à une question du journaliste relative au besoin des africains de quitter cette monnaie coloniale.  Il a joué franc jeux compte tenue des relations stratégiques entre la France et les états africains utilisant cette monnaie clairement coloniale. Reconnaissant l’existence du débat au sujet de l’abandon du Franc CFA, il a reconnu une avancé dans la zone CEDEAO au sujet de la création d’une  monnaie indépendante. Il a expliqué les difficultés rencontrées avec les pays anglophones et lusophones. Le président IBK reconnait que la souveraineté monétaire est un préalable et que les experts africains réfléchissent à trouver une formule qui ne porte pas préjudice aux relations existantes en la France, l’Europe et l’Afrique.

Ces propos venants du président du Mali doivent être considérés comme une prise de conscience et un discours positif dans le long chemin emprunté par les « anti Franc CFA »  pour quitter le Franc CFA. Au-delà de tout soupçon de naïveté dont les optimistes qui applaudiront le président IBK peuvent être accusés, ces propos du président malien sont un espoir. On peut dire que les positions sont en train de bouger dans les palais. Il reste à voir les actes et surtout une convergence entre la jeunesse progressiste et les élites pour définitivement tourner le dos à cette monnaie. Le président IBK marque un précieux point dans un débat continental.

 

Elijah De BLA

 

[Sortir du Franc CFA] le Franc CFA ne sert qu’au rayonnement de la France!

le front anti franc CFA gagne du terrain en Afrique et en France

Le franc CFA ne sert qu’au rayonnement de la France

Sortir du franc CFA ou continuer à payer son loyer indéfiniment à la France est le dilemme posé à une génération d’africains vivant en Afrique et ailleurs. Les diagnostics du franc CFA sont faits par les africains eux-mêmes et son pronostic vital est engagé.

Les africains ne veulent plus de cette monnaie venue d’ailleurs fondé sur le modèle nazi. Le franc CFA assujetti depuis la fin de la seconde guerre les ex colonies françaises d’Afrique.

Un billet de 10 000 franc CFA
Le front anti franc CFA veut mettre fin au néo colonialisme monétaire

Aucun pays ayant le franc CFA n’a réussi à réaliser un take off économique pour amorcer un développement.

Comme par hasard, les pays d’Afrique disposant d’une économie structurée sont hors zone CFA et pire les pays les pauvres de la planète utilisent le franc CFA.
Parmi ces africains qui tirent la sonnette d’alarme au sujet cette monnaie imposée et néo colonialiste jusque dans les moindres détails, le mouvement Unité, Dignité et Courage se bat sur le terrain pour implanter l’idée de la fin de cet esclavage monétaire. Le porte-parole de l’UDC, Mwazulu Diyabanza est également le porte parole du front anti franc CFA. Il était sur le plateau de notre émission «Invité Politique» dans lequel il a fait l’histoire « des franc CFA » et ce que cela implique comme boulet accroché aux africains.

Mwazulu Diyabanza détruit les complexes possibles et donne les pistes de la lutte du front anti franc CFA pour aboutir à la fin du franc CFA.

Elijah De BLA