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La transition malienne : la médecine médico légale de Assimi GOITA au chevet du Mali ?

La transition malienne comme outil de positionnement
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La transition malienne comme tremplin politique : Le nom de Assimmi Goita gravé sur un château d’eau

 

La transition malienne est engagée depuis deux mois environ. La soif de pouvoir prend place au fur et à mesure là où un adepte de l’autocratie fut chassé. Il y’a seulement quatre mois en amont, personne n’avait entendu ni vu Assimi GOITA.  Aujourd’hui il s’auto-octroie tous les droits et toutes les prérogatives de l’exécutif et du législatif. En résumé, de fait, Assimi GOITA est le président de la transition, le vice-président, le premier ministre et le président du conseil national de transition pas encore né. La vraie information à côté de tout ce qui vient d’être cité est le silence de la classe politique dès l’acte fondamentale du 24 Aout 2020. Le rêve du “Mali Kura” a été avorté dans des circonstance très atroces. Des médecins légistes ne savent pas soigner un malade. Ils le démembrent comme l’indiquent les deux décrets relatifs au conseil national de transition du 9 Novembre. 

IBK est parti mais la transition malienne conforte son système mieux que lui-même 

L’ex président IBK ne pouvait pas espérer meilleur héritage que cette transition malienne. Il voulait le pouvoir pour lui et sa famille dans un projet de régression continue du reste du Mali. Certes, la pandémie de la Covid19 avec les mesures inadaptées ont déclenché la grogne sociale mais les élections législatives furent l’apothéose. La gestion des législatives a ouvert les yeux des maliens sur la nature du régime IBK. Tout ce qui lui a été reproché constitue aujourd’hui de l’enfantillage à côté de l’offre du CNSP au pouvoir au Mali. Regretter IBK est le pire supplice que pourrait subir un malien. Il faut croire que le régime qui dirige la transition malienne y arrivera. Avec Assimi GOITA omniprésent, omnipotent et transcendant, le malade Mali est sur le billard du service médico légale de l’armée malienne. Malheureusement, la médecine médico légale intervient quand il est trop tard. Avec IBK, le pronostic vital du Mali avait été prononcé. Avec la transition, l’autopsie est en cours avec les pires médecins légistes jamais observés.  

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L’espoir d’un Mali Kura a été violée par une transition elle-même usurpée 

Le 18 Aout 2020 devra être célébré honteusement comme le jour du viol collectif des hommes et femmes qui se sont révoltés contre un système. Là où le peuple malien au-dedans comme au-dehors pensait avoir fait le plus difficile, un groupe de soldats formés et nourris avec nos impôts en a décidé autrement. Les maliens proposent, dieu dispose mais le CNSP s’interpose. L’acte fondamentale, puis la charte de la transition et son auto-désignation comme vice-président de la transition ont enseigné les maliens sur le spectre d’une dictature à entrevoir avec Assimi GOITA. Jamais un malien ne s’est adjugé autant de pouvoir dans l’ère démocratique.  

Le conseil national de transition ou l’arme de destruction massive de la démocratie  

Les deux décrets signés par le chef de l’état Bah N’DAW nous donnent deux indications : 

-Le président de la transition est un figurant dans la théâtralisation orchestrée par le CNSP.  Il signe quand on lui demande de signer et là où il doit signer.  

-Les deux décrets qu’il a signé pour la mise en place du CNT sont discriminatoire et non inclusifs.  

En effet, la subjectivité des critères saute à l’œil. Le délai de 48 Heures pour candidater élimine de fait les maliens sérieux. Les organisations ont besoin de temps pour s’accorder sur le casting des noms à communiquer. Celles résidents hors de Bamako sont d’office disqualifiées.  Si nous considérons la grève des administrateurs, il ressort l’impossibilité d’obtenir un casier judiciaire. La bonne moralité est pourtant exigée dans les critères. La clé de répartition est un non-sens pour tout le Mali. La cerise sur le gâteau réside dans le fait que le vice-président  Assimi GOITA est l’autorité suprême qui va choisir les profils parmi les candidatures envoyées.  

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Une première au Mali depuis 1991 

La transition malienne offre l’occasion d’un récit inédit. Pour la première fois, un malien méconnu quatre mois en amont, à qui le Mali ne doit rien de significativement connu va nommer l’intégralité d’une assemblée nationale de la transition après avoir désigné le président et le premier ministre de la même transition.  Les organes de la transition sont sensés engendrer des institutions fortes capables d’insuffler la bonne gouvernance à l’issu des élections générales d’après transition.  Là où certains ne veulent plus voir la classe politique qui a échoué, ils adoubent le CNSP et ASSIMI GOITA qui empruntent abusivement le boulevard politique laissé vide. Il se passe toujours quelque chose au Mali au mois de Mars. À ce rythme, l’espérance de vie de la junte au pouvoir au Mali ne dépassera pas le premier trimestre de 2021. Il y’a un risque très élevé d’une révolte qui donnera naissance à une transition dans la transition.  

Yaya Nianiouma MALLE alias Elijah De BLA

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