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Ce lundi 28 septembre était consacré à la journée internationale du droit à l’avortement. Encore aujourd’hui beaucoup de personnes dans le monde ont recours à des avortements dangereux, on parle de 25 millions de femmes et de jeunes filles. Ceux-ci représentent 13% de la mortalité maternelle. On estime que près de la moitié d’entre elles sont en Afrique.

 Le droit à l’avortement en Afrique : La législation

Parmi les 54 pays du continent africain seulement 4 ont légalisés le droit à l’avortement. Il s’agit de la Tunisie, de l’Afrique du sud, de l’Angola et du Mozambique. Les autres pays ont légalisés en grande majorité dans le cas de risques vitaux, maladies mentales, les viols ou malformations. Dans cette catégorie on retrouve le Bénin, le Togo, le Ghana, la RDC, l’Ethiopie, la Namibie, le Botswana, la Tanzanie et quelques autres pays. Et on trouve ensuite 6 pays qui autorisent l’interruption volontaire de grossesse (IVG) uniquement en cas de risques vitaux pour la mère comme la Mauritanie, le Nigéria (partie nord), le Gabon, le Congo, la Somalie, le Soudan du Sud, la Libye et Madagascar. (Ndlr : L’ensemble des informations se trouvent sur la carte)

Le droit à l’avortement en Afrique : L’opinion public

La législation en vigueur sur le continent est le reflet des pratiques religieuses et culturelles de la population africaine. La religion tient une place très importante au sein de la vie sociale et les religions dit du livre condamnent fermement le recours à l’IVG. Les autorités religieuses sont très respectées et leurs directives sont suivies à la lettre par les populations. Mais également par les hommes politiques qui veillent à ne pas se les mettre à dos. Ils ont dès lors un véritable pouvoir de pression qu’ils n’hésitent pas à utiliser dès que c’est nécessaire. Ce fut le cas au Kenya en 2014 où le clergé s’est fortement opposé à un projet de loi sur l’avortement. Actuellement le pays s’apprête à voter une loi pour un meilleur accès au planning familial, l’encadrement de l’IVG et la procréation médicalement assistée. Dans ce pays à 85% chrétiens les religieux ont déjà fait part de leur opposition.

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Le droit à l’avortement en Afrique : La minorité pro IVG

Car il y’a bel et bien une minorité qui s’oppose à se conformisme religieux. Il existe une minorité d’hommes et de femmes qui aimerait pouvoir recourir à l’avortement s’ils ne souhaitent pas d’une grossesse et quelque soit la raison. Une minorité qui aspire à de meilleures conditions de vie qui passe par le contrôle des naissances. Car le nombre d’enfant est un des facteurs déterminant de la pauvreté.

Aujourd’hui encore trop de femmes assument seules les conséquences de grossesses non désirées tant sur le plan de la santé, financièrement et concernant le regard de la société. Pourtant faire un enfant implique la participation de 2 personnes. Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui des femmes risquent leur vie pour interrompre illégalement une grossesse.

Il faudrait que les états offrent à cette minorité de femmes un cadre légal et des conditions sanitaires optimales pour interrompre une grossesse. Quant à ceux qui y sont formellement opposés il faudrait qu’ils tiennent compte aussi de la pluralité des avis et mode de pensé.

Sisi Abeni

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