fbpx

Politique ivoirienne et Le FPI tendance « GOR » : Stratégie de Propagande et de Manipulation de l’Opinion Nationale et Internationale.

L’ancien Président ivoirien Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle et résident à Bruxelles chez sa seconde noce Madame Nady BAMBA, après son acquittement par la CPI, a selon un communiqué de son avocate Me Habiba TOURE formulé une demande officielle de passeport à l’endroit des autorités ivoiriennes.
Selon ce même communiqué, c’est après plusieurs demandes infructueuses d’un passeport diplomatique auprès du Ministère des Affaires Etrangères à Abidjan que cette demande de passeport ordinaire a été introduite auprès de l’Ambassade de Côte d’Ivoire en Belgique.
Suite à la publication de ce communiqué, l’on pouvait lire que les autorités actuelles du pays de Nana Houphouët BOIGNY seraient hostiles à un éventuel retour du Roi de Mama en Côte d’Ivoire surtout en cette période de pré campagne électorale.

Autrement dit, pour les partisans et certains « panafric-haines modernes » orientés par la satisfaction d’intérêts personnels, sectaires et claniques, rien ne bloquerait ou ne justifierait le fait que l’ex Président, « probable candidat du FPI », soit encore hors de son pays d’autant qu’il a été acquitté avec son ministre de la jeunesse par la CPI avec la levée des conditions restrictives de leur mise en liberté le 28 Mai dernier.

Tenir un tel raisonnement relève de la pure manipulation, la propagande avec la ferme volonté d’instrumentaliser la population notamment les militants et autres sympathisants du FPI. Mieux, c’est un grossier mensonge et une arnaque de la conscience collective de dire et d’affirmer que le retour de l’Ex Président Laurent GBAGBO en Côte d’Ivoire n’est soumis qu’à la seule obtention d’un passeport qu’il soit ordinaire ou diplomatique alors qu’au lendemain de la décision, Monsieur Assoua ADOU affirmait d’ailleurs que son champion n’avait besoin d’aucune autorisation pour se rendre dans son pays natal.
Aussi, faut-il rappeler qu’après la rencontre de haut niveau entre le Président Laurent GBAGBO et son fidèle compagnon de lutte le Premier Ministre Pascal AFFI N’GUESAN, des démarches ont été entreprises par ce dernier auprès des autorités actuelles pour désamorcer la belligérance entretenue depuis des années. Suite à cette démarche, Me Habiba Touré dans un communiqué, affirmait que son client n’était concerné par aucune démarche entamée par le Patron actuel du FPI. Mieux, ce dernier a été traité de tous les noms dans les médias proches de la ligne radicale des GOR et sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui ce sont ces mêmes personnes qui ont traité le Premier Ministre Pascal AFFI N’GUESSAN de tous les noms qui pondent aujourd’hui des communiqués indiquant que le Gouvernement ivoirien à travers le Ministère des Affaires Etrangères aurait refusé de délivrer un passeport diplomatique à l’ancien Président qui n’attendait que ce document pour son retour dans son pays.

Quelle incohérence ? Quelle manipulation de haut niveau savamment orchestrée ?

Bien que les conditions de sa liberté conditionnelle aient été assouplies, les partisans et autres sympathisants radicaux du FPI longtemps restés mentalement confinés depuis 2010 savent que la CPI a refusé d’accorder une suite favorable à la demande de liberté sans condition de l’ancien Président Laurent GBAGBO.
Mieux, dans l’alinéa 2 de la décision d’assouplissement des conditions de liberté du 28 Mai dernier, la CPI a bien précisé que tout déplacement de l’ancien Patron du FPI est soumis à son autorisation préalable et ne saurait se faire que dans les pays qui reconnaissent ses compétences et coopèrent avec elle avec l’accord desdits pays.
Autrement dit, ni l’ancien Président, ni son Ministre de la jeunesse ne pourraient se déplacer que si la CPI marque son autorisation avec l’accord préalable du pays d’accueil.
Même s’il arrivait que les autorités ivoiriennes donnaient un accord pour accueillir les anciens prisonniers populaires de la Haye, la CPI pourrait opposer un non-recevoir pour éviter un refus d’extradition de la Côte d’Ivoire en cas de besoin. Car, depuis maintenant quelques années, le Gouvernement de Côte d’Ivoire a décidé de ne plus extrader un ivoirien à la CPI.

Ce qui justifie d’ailleurs sa position de non-recevoir à la demande d’extradition de l’ancienne Première Dame Madame Simone Ehivet GBAGBO et d’autres officiers de l’armée dont le Général de Brigade Bruno DOGO BLE et le Commandant Séka Anselme YAPO ancien Chef de Sécurité rapprochée de l’Ex Première Dame à lui notifier dans un mandat d’arrêt par la CPI.

Ne nous méprenons pas, rien que pour ce seul motif de refus des autorités à extrader l’Ex Première Dame et les officiers nommés, la CPI ne donnerait pas son autorisation pour un éventuel déplacement de l’ancien Président Laurent GBAGBO et son Ministre de la jeunesse en Côte d’Ivoire pour éviter un refus d’extradition de ceux-ci lorsqu’elle manifestera le besoin pour la poursuite de la procédure.
Les différentes publications de communiqué et autres éléments ne sont que pure manipulation et communication propagandiste de nature à jeter non seulement du discrédit sur les autorités actuelles mais et surtout à fragiliser l’actuel Patron du FPI, le Premier Pascal AFFI N’GUESSAN.
En clair, à travers ces nombreuses sorties dont celles annonçant la candidature de l’Ex Président aux élections prochaines, les responsables du FPI tendance « GOR » tentent de se donner une existence dans un débat politique qu’ils ont longtemps boycotté et dans lequel ils semblent complètement noyés au lieu de rejoindre l’actuel Patron du FPI juridiquement légal qu’ils ont combattu et traité de tous les noms depuis sa sortie de prison.
En définitive, la stratégie d’existence du FPI tendance « GOR » s’inscrit dans un processus de propagande, manipulation et exhibitionnisme savamment orchestré et entretenu à volonté par l’ancien Président Laurent GBAGBO lui-même par son silence.
Lassina BAMBA

Pin It on Pinterest

%d blogueurs aiment cette page :