fbpx

Modibo Sidibé et le FARE, trois ans dans l’opposition parlementaire, quel bilan?

 

Nous vous l’annoncions en début de semaine.  En effet Paris reçoit en cette période de nombreux responsables politiques maliens.  Ils ont pris d’assaut les maliens de France pour une pré campagne à peine voilée.  L’ex premier ministre du Mali et non moins fondateur et président du parti FARE  Modibo Sidibé n’est pas en reste. En effet depuis quelques jours il séjourne lui aussi à Paris pour rencontrer ses militants afin de dynamiser son parti.

A la tête d’une forte délégation de la section française du FARE ANKAWILI,  il a animé un meeting à la bourse du travail de Paris. Nous reviendrons sur les propos tenus lors du meeting.

Notre émission « Invité Politique » étant un passage recommandé,  l’ex premier ministre s’est prêté à nos questions lors de cette émission durant 45 minutes. Il est revenu sur l’état de santé du parti et de  son approche de la politique et de la gouvernance. L’accord d’Alger n’a pas eu grâce aux yeux de son parti. Il a expliqué la vision et le besoin de cap que le pays devrait avoir avec un projet politique.  Selon lui,  l’accord devait succéder à un projet pour le Mali et non pour le nord seulement. Il propose une reconstruction du système éducatif et de santé en excluant pas l’utilisation des langues nationales. Le système éducatif créé des chômeurs. Le programme du FARE  propose une alternative.

Selon Modibo Sidibé,  il existe des fonds prélevés sur les recettes d’opérations téléphoniques (les fonds compétitifs pour la recherche et l’innovation) pour étendre la couverture du réseau Télécom au-delà de ce que font les investisseurs. Ces fonds devraient contribuer à amoindrir le coût d’accès à internet. 0,20% des recettes fiscales sont alloués à ce fonds. En moyenne ce fonds représente entre 1,5 et 1,7 milliards d franc CFA par an. Ces fonds pourraient pallier aux refus des banques pour soutenir la créativité des jeunes qui innovent.

Il n’a pas porté plainte contre le général Amadou Sanogo pour séquestration.  Il considère que sa personne vient après le peuple malien.

De la gouvernance IBK, il dit que l’état ne peut pas être dirigé par une famille, des amis etc…

Il n’est pas contre le principe selon lequel les responsables politiques viennent se soigner à Paris. Il faut simplement mettre des soins de qualité à la disposition des populations. Son dentiste serait même malien.

Etant membre de l’opposition parlementaire jusqu’à preuve du contraire, Modibo Sidibé reste très prudent quand il faut critiquer la gouvernance IBK contrairement à ses collègues Soumaila Cissé et Tiébilé Dramé.

 

Elijah de BLA

Pin It on Pinterest

%d blogueurs aiment cette page :