Médiapart : un média à part, guidé par le quai d’Orsay fait de l’ingérence au Mali

Mediapart le journal payant en ligne est connu pour sa défense de la liberté de presse. Ce média a eu à révéler de multiples affaires qui touchent des politiques en temps normal intouchables. Son directeur Edwy Plenel est connu pour son « intégrité » à faire  ce métier selon les règles de l’art. On lui doit la mise sur la place publique des affaires successives concernant Sarkozy et son rôle Libye, Cahuzac, le clan Balkany etc…

La dernière parution de Médiapart qui publie une transcription des écoutes réalisées entre 2013 et 2014 du président malien IBK et de celui du Gabon Ali Bongo inquiète sur le virage emprunté par ce journal si respecté. Lorsqu’on parcourt l’article en question, il ressort qu’avant les élections maliennes cette écoute et son contenu étaient disponibles avant et après qu’IBK ne soit élu. La question que l’on se pose n’est pas celle des liens avérés ou pas d’ IBK avec Michel Tomi, le sulfureux homme d’affaire corse. La question est de savoir pourquoi avoir choisi de publier un article une semaine après le discours musclé du président IBK à la tribune qui lui a été offerte lors de la cérémonie de signature de l’accord de paix à Bamako ? Plenel est une personne très intelligente qui ne pouvait pas négliger ce détail au point de paraître de connivence avec les autorités françaises. La date de la publication de cette retranscription n’est pas anodine, l’impact sur l’opinion malienne n’est pas nul. Au moment où un pays dit en décomposition trouve un président qui ose exprimer le sentiment général des populations, Médiapart n’a pas trouvé un autre moyen que de s’allier avec le diable qui fossoie et entretient le trou dans lequel il souhaite voir le Mali demeurer. A un moment où le Mali accepte de signer un accord que tout le monde sait mauvais et fondé sur une somme non négligeable de concessions envers les protégés de la France et de la communauté internationale, Médiapart joue au « trouble-fête de comptoir ».  Dans un passé que les moins de vingt ans ignorent, la France avait un mercenaire qu’elle utilisait contre les pays africains dans le but de les déstabiliser et d’y placer des marionnettes qui obéissent à ses ordres machiavéliques. Aujourd’hui, Bob Denard le mercenaire n’est plus, on fait appel à des mercenaires médiatiques et Médiapart comble bien ce vide avec sa parution qui répond plus à une logique de calendrier favorable à la diplomatie française et au timing quasi parfait pour le président Hollande au détriment du peuple malien.

Une part de liberté d’expression n’est pas la liberté à part entière, Médiapart glisse doucement mais sûrement vers la cour de ceux qui servent la soupe populaire aux pays du sud.

 

Elijah De Bla