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“Sans Justice pas de réconciliation, ni de paix ni de développement», c’était ce que l’on pouvait lire sur l’une des banderoles des manifestants maliens qui s’étaient rassemblés le samedi 21 Mai à l’ambassade du Mali à Paris. Cette manifestation avait été organisée par les partis de l’opposition parlementaire malienne.
Une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées pour dénoncer différents problèmes qui touchent les maliens :
– L’impunité des rebelles au Nord du Mali
– La qualité des services administratifs ou d’état (services consulaires, police, justice etc…)
– La possible partition du Mali
– Les ingérences de la famille du Président Ibrahim Boubacar Keita dans les affaires publiques du Mali.

– La gouvernance

Notre équipe arriva aux point du rendez-vous de la manifestation dans la rue du Cherche midi à Paris. A ce moment-là, la rue était calme et n’était pas très animée.
<< Vous venez pour la manifestation, continuez jusqu’au bout de la rue>> nous indique un policier devant l’Ambassade du Mali.
Nous arrivons au bout de la rue et nous voyons quelques manifestants, abordant avec fierté le drapeau Malien et des pancartes ou l’on pouvait lire en rouge “NON À LA PARTITION DU MALI ! ” ou encore ” UN CONSULAT AU SERVICE DES MALIENS !».
Cependant, il est déjà 14H (l’heure de rendez-vous), et nous apercevons qu’une dizaine de manifestants. Ce qui ne semble pas trop inquiéter les organisateurs de cette manifestation. D’ailleurs l’ambiance était bonne enfants, les militants sourient, rient, dont un qui joue avec une sirène et anime la rue en criant avec son mégaphone “NON A LA PARTITON DU MALI !”
“Les maliens ne viennent jamais à l’heure, nous avons prévu d’attendre jusqu’à 15 heures. Nous devrons commencer la manifestation car la police y mettra fin à 16H.” affirme Mohamed GASSAMA, l’un des organisateurs de cette manifestation.

Finalement d’autres manifestants arrivent un quart d’heure plus tard et la manifestation commença 14H30. Des militants prennent la parole au micro ou au mégaphone. La foule accompagne en cœur d’un “oui” les revendications des militants qui prennent la parole.
La manifestation se déroule sans incident notoire, les militants repartent chacun de leur côté espérant sans doute être entendus et voir la situation s’arranger.
Ces revendications avaient déjà été abordées par le passé, la fin de l’impunité, la non partition du Mali, ou une politique des autorités de l’état plus intègre depuis 2012.
Ce qui signifie que malgré les différentes manifestations qui ont eu lieu pendant ces quatre dernières années il n’y a pas eu d’amélioration significative.
Peut-être qu’il faudrait de plus grandes mobilisations pour voir une réaction des autorités étatiques.

Mansa Moussa

 

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