Massacre d’Ogossagou : ce n’est pas un projet de génocide des Peuls mais la conséquence d’un état inexistant

En France Macron est acculé par les français pourtant mieux nantis que les maliens. En Algérie le peuple déchainé avec un sourire de destruction massive a diagnostiqué Bouteflika comme apte pour rejoindre la tribu des inaptes. Pourtant ils accueillent les étudiants maliens et soignent nos élites. Au Mali IBK est stratégiquement inapte pour redonner le sourire au maliens. Les rares qui peuvent encore imiter le sourire des algériens le font avec des dents de la couleur des gilets de Éric Drouet et Jérôme Rodriguez tous deux figures médiatiques du mouvement des gilets jaunes.

IBK a épuisé son capital excuse et les hommes en qui il a placé sa confiance pour le servir.
Tout d’abord Le peuple malien est devenu ce qu’on peut appeler « la génération RIP ( rest in peace) ». Ensuite il est cantonné comme son armée et condamné à compter ses morts. Le pire vient du fait que le Mali enterre ses plus jeunes. Aucun pays au monde n’a avancé avec un tel boulet. Ce fût un processus accéléré.

Depuis le massacre de nos soldats par le MNLA à Agheloc en 2012, nous avons laissé le loup entrer dans la bergerie sans opposition.

Il se sert de nos agneaux de soldats et de civils comme le clan IBK se sert du Mali. Petit à petit nous nous sommes habitués aux chiffres macabres du décompte de nos braves soldats envoyé sans moyens de défense tels de la chaire à canon. C’était nouveau pour la plupart des maliens qui ont versé dans l’émotion puis un autre loup a été appelé pour secourir le peuple naïf du Mali.
La France détruit le Mali à petit feu. Arrivée au Mali en sauveur elle créé un nid de chaos qui sème la mort et la désolation chaque jour. Cependant la France n’assume jamais son rôle dans l’effondrement du Mali. Ensuite elle s’auto-félicite chaque fois qu’elle peut et a réussi à faire accepter par les maliens que le Mali allait disparaître sans elle. En face de la France, aucun responsable malien de premier plan n’ose s’aventurer à demander des comptes à la France. Majorité présidentielle et opposition mangent au râtelier de la France. En dehors du président du parti SADI, Dr Oumar MARIKO, aucune organisation politique malienne ne réclame le retrait de la France dont l’utilité est discutable. L’accord de paix signé entre le Mali et les groupes terroristes produit plus de mort que la guerre.
Le président Ibrahim Boubacar KEITA a montré ses limites face à chaque problème survenu au Mali. Il a décrétée qu’il n’y avait pas d’insécurité puis a qualifié l’insécurité régnante de résiduelle. Aujourd’hui le centre du Mali n’est plus sûr, les statistiques du nombre de morts défient celles du nord. Entre temps le président et son administration sont interdits de séjour sur au moins la moitié des 1 1 42 000 KM2 que couvre le Mali. Ce président est indéfiniment ancré dans la complaisance avec les organisations qui ont fait entrer le terrorisme au Mali.

Donc, l’absence de l’état et sa faiblesse là où il existe encore a engendré le sentiment d’impunité le plus exacerbé.

Il n’y a pas qu’à Kidal qu’on perd la vie gratuitement. A Bamako, vous vous faites tuer sur un soupçon de vol ou d’homosexualité. L’état ne poursuivra pas les auteurs de ce meurtre. Les appels au jihad des prédicateurs ne rencontrent pas la fermeté de l’état. Nous nous sommes habitués aux communiqués annonçant 10 morts, 15 morts et même 50 morts civils ou militaires. L’incapacité de l’état à résoudre le moindre problème sécuritaire a installé le Mali dans ce fléau.
En somme avec ce massacre qui vient de se dérouler dans le village d’Ogossagou dans le centre du Mali, la voie est toute tracée pour que les maliens s’habituent à compter les morts par centaine. Espérer une solution venant du régime du président Ibrahim Boubacar KEITA est un gain de temps pour le désordre. La meilleure réussite du président est l’instauration du désordre et l’anarchie. Les maliens toute hypocrisie idéologique cessante doivent faire le nécessaire pour mettre fin à ce régime qui agonise. IBK n’a rien réussi en 6 ans de présidence. Il divisé les maliens dans toutes ses composantes identifiables. La situation s’est dégradé d’avantage, il doit se retirer ou en être contraint par le peuple. Les maliens doivent redessiner une autre voie. Celle d’IBK est bouchée et conduit à la perte du Mali au sens propre comme figuré. Certes le président s’est rendu sur place à Ogossagou mais il fallait chercher l’essentiel dans les mesures. Il a fait la politique de la chaise musicale en faisant une permutation de la même caste qui a laissé prospérer les conditions favorable à ce type de massacre. Dès les prémisses de ce conflit entre agriculteurs et éleveurs, l’état a refusé de se positionner. Il n’a jamais donné les conclusions d’une enquête et n’a jamais poursuivi un auteur de tuerie. Il a laissé l’idée d’un génocide des peuls dans l’esprit du reste du monde. Toute analyse qui se contente de cette conclusion est limitée et incomplète.

La seule mesure administrative fut la dissolution de la milice dogon Dana Amassagou qui ne revendique pas le massacre.

Aucune poursuite n’est à l’ordre du jour et ausun programme de désarmement n’est prévu. Le MNLA aurait pu être dissout par IBK et son gouvernement mais c’est moins rigolo à faire. C’est un conflit entre éleveurs et agriculteurs qui n’a pas bénéficié de l’assistance des outils adéquats de l’état malien. Cette absence a profité au terrorisme ambiant qui ne fait pas de quartier. Le gouvernement malien compte des ministres peuls dans l’entourage direct du président. Il y’a 7 ministres d’ethnie peul dans le gouvernement. Croire que tout ce beau monde est complice d’un projet génocidaire contre l’ethnie peul n’a pas de sens. Le président de l’assemblée nationale entre autre beau-père du président IBK est lui-même Peul aussi. L’unique responsable de ce carnage est la faiblesse et l’absence de l’état là où il doit être. Une fois l’émotion consommée, il faudra regarder le coupable en face et le sanctionner. Le peuple est le meilleur juge en la matière.

Pour reprendre son destin en main, plusieurs choix s’offrent au peuple malien :
-Manifester par millions comme les algériens jusqu’à ce que le régime rompt.
-Faire comme les gilets jaunes mais le prix du gilet pourra décourager les maliens.
Toute patience sera du temps et du terrain gagné par l’anarchie. Le chef du renseignement général qui fête en grande pompe ses 50 ans dans la même semaine ou des soldats tombent au front est inexcusable. Le président IBK vient de confirmer sa présence à l’investiture du président Macky SALL pour la première semaine du mois d’Avril 2019. Ça indique son attachement à la vie de ses concitoyens.

Elijah De BLA

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