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L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique 

L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique

L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique sont 2 concepts difficiles à concevoir et pourtant telle est la réalité du continent depuis quelques années. Par tradition l’hyper-natalité est l’un des fondements des sociétés africaines, c’est un signe de prospérité et surtout c’est le but ultime de chaque individu. Et bien sûr celle-ci a toujours reposé sur les femmes. 

L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique : les chiffres de la natalité

L’Afrique présente une hyper-natalité qui aujourd’hui lui est reproché car serait la cause de son retard de développement sur le plan économique et social. Plus particulièrement en Afrique de l’ouest où on note entre 2015 et 2020 un taux de natalité de 7 enfants par femme au Niger, 5,4 enfants par femme au Nigéria et 5,2 enfants par femme au Burkino Faso. Pour comparaison le taux de fécondité mondial est de 2,5 enfants par femme sur la même période.

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L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique : les chiffres de l’infertilité

L’infertilité est un phénomène encore très tabou sur le continent, il est caché au sein des familles donc ce n’est que récemment que des études ont été réalisées. Et les chiffres ont révélé des informations très étonnantes surtout sur l’origine de l’infertilité. On apprend alors que le continent africain est celui le plus impacté par l’infertilité, il se situe entre 15 et 30% (NDLR : Etude 2011 réalisée par me GIERAF). Alors qu’en Europe il se chiffre entre 5 et 15%. On parle donc d’un problème de santé publique. On constate que l’infertilité provient à un tiers des femmes, un tiers des hommes et le dernier tiers des 2 partenaires. Et l’infertilité des hommes africains est aussi le plus élevée au monde avec 30 à 32%.

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L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique

L’hyper-infertilité versus l’hyper-natalité en Afrique : les causes

L’infertilité des africains est surtout dûe à des raisons infectieuses. Chez les femmes cela se traduit en autre par les trompes bouchées qui représente 46% des causes d’infertilité (3 fois plus élevé que le reste du monde). Cela est dû a des IST mal soignées, des avortements clandestins ou encore des accouchements dans des mauvaises conditions d’hygiènes.

On a également les fibromes qui représentent 15% et qui frappent particulièrement les femmes noires, 15% les causes hormonales et 15% l’endométriose et des causes inexpliquées. Chez les hommes il s’agit aussi de causes infectieuses, environnementales (pollution, exposition à des produits chimiques) qui entraînent une mauvaise qualité du sperme ou une azoospermie (une absence totale de spermatozoïdes dans le sperme). Malheureusement on constate que le fonctionnement des États africains est à l’origine des facteurs entrainant cette stérilité si élevée en Afrique. Les infections mal soignées, les avortements clandestins ou les accouchements dans des mauvaise conditions sont dû à l’absence de politiques de santé efficace

L’hyper-natalité versus l’hyper-infertilité en Afrique : les femmes sont toujours blâmées

A cause des traditions et des croyances locales, les femmes sont encore les seules à porter le lourd fardeau de l’infertilité. Le manque d’éducation, d’information et de moyen maintiennent aussi cette injustice que fait porter la société aux femmes.

L’hyper-infertilité ne sera pas la priorité des États africains tant que l’un des objectifs fixés par les institutions internationales est la baisse de l’hyper-natalité.

Sisi Abeni

 

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