LE MALI, 59 ANS PLUS TARD APRÈS LA CRÉATION DE L’OUA : UN PAYS EN QUÊTE DE SOUVERAINETÉ.

« I. LA GENÈSE DE LA SITUATION AU MALI ET LES LEÇONS À TIRER POUR LES PAYS DU SAHEL » (DIARRA, N’B. B. S. -B. – [LL.B.; LL.M.; M.SC.; PH. D.])
Rendre compte de la « Genèse de la situation au Mali » consiste, ni plus ni moins, à inscrire l’histoire du pays, né le 22 septembre 1960, dans celle de l’environnement interétatique mondial et régional. Il s’agit donc de ne point oublier le fait que cette histoire est aussi celle de toutes les autres entités étatiques africaines issues de la cartographie politique de l’« Acte final du Congrès de Berlin » du 15 novembre 1884 au 26 février 1885. Elle s’insère, de facto, dans le cadre de la domination euro-occidentale contemporaine du continent. Tout comme les autres pays d’Afrique, le Mali a donc subi la déportation et la mise en esclavage d’un nombre considérable de la population en Orient (dès 652) et en Amérique (à partir du XVe siècle), avant d’éprouver au « Soudan français (1890-1960) », sous leurs avatars que constituent le colonialisme (1890-1960) puis le colonialisme machiavélique (1960-2022), le capitalisme, après la destruction du royaume Bambana de Ségou (XVIIe -1861) et la chute du Royaume du Logo de Niamody SISSOKO le 22 septembre 1878. Il faut donc que les Africain(e)s du Mali aient toujours en mémoire, que l’accession formelle du pays à la souveraineté interétatique le 22 septembre 1960 n’a nullement changé la philosophie politique des gouvernement français qui demeure celle des monarchies ouest européennes expansionnistes : la dépossession territoriale mettant à l’ordre du jour la poursuite de la lutte pour l’indépendance du Mali et des pays du Sahel confrontés à la guerre par procuration au nom de la lutte contre le terrorisme.