Le déclin du régime IBK : la question n’est pas « si » mais « quand »

La gouvernance IBK comme toutes les mauvaises gouvernances au monde ressemble à l’ultra capitalisme. Chacune de ces entités se sert à outrance de la branche qui la nourrit oubliant qu’elle doit elle-même se nourrir et se renouveler. Il y’a un déni manifeste de la dépendance des gouvernants vis-à-vis des gouvernés. Ce déni est partagé par les uns comme par les autres sinon les rapports seraient inversés.

Le pouvoir n’a de charme que l’abus qu’on en fait. Toute fois la mesure est un critère de qualité en la matière. On peut dire que le président du Mali et son entourage ne font pas usage de l’outil nommé mesure. Les leçons du passé n’ont pas été tirées.
Le président IBK a été préféré aux autres candidats pour multiples raisons dont la capacité à protéger les maliens, à sécuriser le Mali, à mettre fin à la corruption etc. Aujourd’hui le constat dresse un tableau sombre. La réalité vécue dépasse la pire fiction. La gestion du président est une gestion de confort personnel. Aucune promesse n’est tenue et aucun problème n’est résolu. L’injustice de la justice est manifeste. Le deux poids deux mesure ajouté au clientélisme est le code acte. Une analyse constructive indique dès le départ un groupe de personnes qui a perdu toute légitimité.

C’est le cas du ministre de la justice qui aurait dû être demi dès lors qu’il n’a pas été capable de conduire le procès de Ras Bath. Il n’a jamais poussé le procureur de la république à porter les dossiers d’enrichissement illégal devant la justice.

C’est ce ministre qui doit conduire la révision de la constitution. Deux journalistes ont été jugés pour atteinte à des personnalités de la majorité présidentielle par contre aucune personnalité n’est inquiétée quand les médias les citent dans des affaires. Le président a fait de son fils l’homme-orchestre dans toutes les sphères de la vie politique et publique au Mali. Le président abuse de privilèges qui auraient pu être mis de côté en période de vache maigre. Les maliens vivent dans le dénuement le plus total quand les fastes qui entourent la vie du président sont exposées. L’opposition est exclue des médias d’état et ces médias sont devenus un outil de propagande du régime qui ressemble de plus en plus à celui de Bokassa.
Les maliens ont vu les limites du président IBK face à leurs problèmes.

Les partisans du "non" au référendum constitutionnel
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Environ 100 000 maliens ont marché contre le projet de révision de la constitution

Le projet de révision de la constitution est le symbole ultime du manque de considération que le président a pour le peuple.

Certes nous sommes en 2017 mais le président et sa bande vivent encore en 1980. Ce sont des gens de l’ancien monde donc inadaptés sociaux pour notre époque. En effet, ils pensent toujours museler le peuple avec l’ORTM. Ils pensaient nourrir le peuple de Fake news au sujet du projet de révision de la constitution pour le faire passer en catimini. Le Mali a un président qui agit dans la clandestinité. Il opère en catimini. Le peuple est un acquis donc point besoin de lui expliquer le font des choses. Peut-être qu’il pense que le peuple est idiot et donc incapable de saisir l’essence des choses et des événements.

L’internet mobile est une donnée ignorée en haut de la colline. En effet, vous pouvez occuper le temps d’antenne de l’ORTM avec du folklore mais les maliens s’informeront sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui WhatsApp, Viber, Imo et Face book ont changé la donne.

Le format même de l’information a changé. Apparemment les seules personnes au Mali qui n’ont pas compris ce changement sont les tenants du pouvoir. L’ORTM se refuse au débat contradictoire sur le sujet de la constitution, elle préfère donner la parole aux convertis.
IBK est attendu au tournant, il a créé ex nihilo les conditions de son propre désamour par le peuple. Les conditions du départ précipité d’ATT et Mars 1991 sont bien présentes. Tout peut arriver au Mali aujourd’hui. La jeunesse vient de démontrer aujourd’hui qu’elle est organisée fasse à un pouvoir autiste qui casse le thermomètre croyant baisser la température. Cette marche de ce Samedi 17 Juin est une réussite de l’opposition parlementaire et des organisations de jeunesse. Pour la première fois, les slogans ne sont pas un copier coller de “Je suis..” Les tee shorts et les banderoles indiquaient bien la pensée du Mali. Des chiffres non officielles indiquent plus 100 000 participants à la marche.

Des personnalités diverses se sont déplacés pour dire “Non” à al nouvelle constitution. Pour changer une constitution il faut être légitime or IBK n’est plus légitime dès lors qu’il est soupçonné de vouloir modifier la loi pour son confort.

Cette façon de vouloir changer la constitution sans respecter la forme est la goutte d’eau qui risque de faire déborder le vase IBK. IBK a tellement tiré sur la corde qu’elle peut rompre à tout moment. Soit elle va rompre en 2018 lors de la présidentielle, soit un événement né d’une colère massive la rompra avant échéance. C’est ce qui s’est passé au Mali chaque fois qu’un régime est allé au-delà des limites.

La tendance mondiale ne plaide pas non plus en faveur d’IBK et sa façon archaïque de voir les maliens. Son ami Hollande s’est rendu, il a été remplacé par un jeune de 39 ans Emmanuel Macron qui de toute évidence ne le soutiendra pas, à moins que Brigitte ne le fasse. Ils sont de la même génération. IBK doit revoir sa copie et changer s’il peut. On peut douter de sa capacité à s’élever. Il n’est plus question de se demander « si » le régime va sauter mais plutôt « quand ». Les maliens n’attende qu’un signe aussi minime qu’il puisse être pour s’émanciper de cette governance familiale.

Elijah De BLA

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