L’art africain : à promouvoir car source de revenus importants. On oppose souvent l’art et la santé ou l’art et l’éducation, dont les bénéfices sont évidents pour chacun. Et beaucoup n’ont pas encore compris la manne financière que l’art africain peut générer, notamment nos dirigeants. De ce fait l’art est souvent relayé au 2nd plan compte-tenu de la situation économique de nos pays. Prenons l’exemple de la France, le pays est depuis de nombreuses années le plus visités au monde, près de 89 millions de visiteurs en 2017. Une attractivité touristique due en grande partie au patrimoine culturel que l’on trouve en autre dans les musées. En 2017, le tourisme a représenté 8% du PIB et les recettes se chiffraient en 2016 à 24,5 milliards d’euros. Dans certaines régions c’est la première source de revenu ; il a généré 2 millions d’emplois directs. Mais de tels chiffres sont bien évidemment le résultat d’une action politique engagée. Le budget alloué au ministère de la culture est de 10 milliards d’euros ; dont 326 millions d’euros dédiés à la restauration des monuments historiques et 783 millions d’euros pour soutenir la création artistique contemporaine. Au vue de ces chiffres, investir dans le secteur culturel pour un état est donc très fructueux. Contrairement à l’éducation et à la santé les bénéfices de la culture représente des revenus financières pour un état et un moyen incontournable pour créer des emplois. C’est aussi à travers l’art qu’une nation peut préserver son histoire et la transmettre aux générations futures.

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La Nike art gallery à Lagos, Nigéria


L’art africain doit être préservé afin qu’on puisse témoigner de notre passé et le transmettre. Par manque d’initiatives politiques les plus belles oeuvres de l’art africain se trouvent dans les musées parisiens, londoniens ou new-yorkais. Les enfants africains sont privés de leur passé et les artistes africains d’art contemporains ne peuvent vivre de leur art dans leurs pays. L’art africain peut lui aussi être générateur de revenus importants à condition que les états s’impliquent. Par exemple, l’état béninois a annoncé il y’a un an vouloir faire du pays une destination touristique à l’horizon 2019, un programme sur 5 ans avec un budget de 50 millions de dollars accordé par la banque mondiale. La stratégie du pays est similaire à celle de la France, une attractivité touristique basée en partie sur le patrimoine historique du pays. Le Bénin détient un patrimoine important lié à l’histoire de l’esclavage dans la ville de Ouidah mais celui-ci est en train de tomber en ruine par manque d’investissements. Le pays veut donc faire de la ville de Ouidah ce “musée vivant” une véritable station balnéaire. Depuis de nombreuses années c’est le mécénat privé qui oeuvre pour la préservation du patrimoine historique et de l’art africain dans le pays. La fondation Zinsou est l’unique acteur dans le pays qui oeuvre en ce sens, c’est grâce à leurs initiatives que le pays abrite le premier et unique musée d’art contemporain de la région. Ils oeuvrent également auprès des écoles afin de permettre aux enfants d’accéder à leur histoire et leur culture. Au Nigéria, il y’a la Nike art gallery qui est l’une des rares véritables galeries d’art de la région. C’est un édifice de 3 étages entièrement consacré aux artistes nigérians, ils oeuvrent également à l’initiation des enfants à l’art. Le mécénat joue un rôle important en occident dans la promotion du patrimoine historique et de l’art, l’élite africaine peut elle aussi contribuer à ce types d’actions afin de redonner au continent ses lettres de noblesses dans ce domaine.

Abeni, correspondante à Lagos

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