La violation de l’espace aérien malien, que peut et doit faire le Mali ?

 

Suite au communiqué du gouvernement malien concernant les violations répétitives de son espace aérien par Barkhane, certains de nos compatriotes affirment sur les réseaux sociaux que l’État malien doit passer à la vitesse supérieure et sortir des communiqués répétitifs en abattant des avions ou drones qui survoleront son espace aérien sans son autorisation.

Sans action, la France ne prendra pas au sérieux l’État malien.

Mais en faisant cela est-ce une bonne chose ?

Le Mali, ne dispose-t-il pas d’autre pour se faire attendre ?

La solution d’abattre un avion ou un drone survolant son territoire sans son autorisation semble se justifier sur le plan du Droit international puisqu’elle constitue une violation et les conventions en la matière autorisent les États d’abattre sans même s’expliquer.

Il est de reconnaître que cela ne va pas dépendre seulement droit, mais de la force aussi.

De plus abattre n’est pas la seule solution qui se propose à l’État malien.

Le Mali peut user de la voie juridique en saisissant la cour internationale de justice (CIJ-ICJ) il y a une affaire similaire comparable à ce que le Mali subit à savoir l’affaire qui avait opposé le Congo contre l’Ouganda. (AFFAIRE DES ACTIVITÉS ARMÉES SUR LE TERRITOIRE DU CONGO) Arrêt du 3 février 2006.

En 1996, le Congo avait demandé au Ouganda de venir l’aider à lutter contre les rebelles après l’affaire de rébellion, l’Ouganda a refusé de partir et c’est donné à des activités d’exploitation de diamants et autres jusqu’à commettre des actions ou actes illicites au regard du droit international.

Du coup en 1999, le Congo a introduit une instance devant la CIJ-ICJ et la cour a condamné l’Ouganda en 2006.

Les différents communiqués prouvent et engagent l’État malien, il constitue par excellence des pièces de preuves.

Sinon la première solution qui est d’abattre est possible vue que l’État malien dispose des matériaux, mais la question que l’on doit se poser en faisant cela est ce qu’il n’aura pas de conséquences néfastes à son égard ?

 

 

AMAIGUERE RENE SAGARA

Juriste d’affaire et étudiant à l’institut supérieur du droit