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La guérison des patients du Covid-19 au Mali est un miracle produit par une fausse Chloroquine issue du marché noir de la pharmacie

La Chloroquine est le nerf de la guerre contre la pandémie du Covid-19. La guérison des patient du covid-19 au Mali fait l’objet de communiqués largement salués et applaudis. Si ces guérisons constitue un oasis d’espoir dans le vaste désert de désespoir de la pandémie, cherchons à comprendre.

Aucun protocole thérapeutique

Dans un précédent article, nous vous informons que le Mali n’a mis en place aucun protocole thérapeutique contre le covid-19. Rassurez-vous, rien a changé depuis cette alerte. Pour vous faire un schéma synthétique, le personnel soignant au Mali fait dans le charlatanisme. La poudre de perlimpinpin fonctionne à plein régime dans lesdites guérisons.

Non seulement le ministère de la santé et la direction  nationale de la santé n’ont mis en place aucun protocole mais c’est en marge d’une simple interview au studio Tamani que Dr Boubacar Sidiki Dramé a confirmé l’utilisation de la  Chloroquine.

Dr Boubacar SIdiki DRAME est le chef du service laboratoire de l’hôpital du Mali et responsable de la Cellule de gestion du centre de traitement Covid-19 dans ce même hôpital. La grande riposte annoncée par le ministre de la santé Michel SIDIBE est d’une passivité inouïe.

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Fausse Chloroquine

Admettons que le Mali ait un protocole bien ficelé avec la Chloroquine, encore faut-il que la Chloroquine soit autorisée au Mali. Depuis Décembre 2006, le ministère de la santé a pris une décision interdisant l’importation de Chloroquine au Mali.

Décision du ministère de la santé interdisant la Chloroquine au Mali
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Décision du ministère de la santé interdisant la Chloroquine au Mali datée de Décembre 2006 avec effet en 2007.

A notre connaissance, aucune décision contraire n’a été prise depuis lors. Depuis que le Mali est entré dans la phase de traitement des malades du Covid-19, la question de la Chloroquine s’est posée.

Il y’a eu une tension dans les pharmacies autour de l’acquisition de la Chloroquine à des fins d’automédication.

Les déclaration du Pr Didier RAOULT ne sont pas étrangers à ce phénomène dans toute l’Afrique et en France. L’automédication faisant,  la ruée vers le nouvel or Chloroquine est devenue la pratique. Si le Mali n’autorise pas la chloroquine, alors d’ou vient celle présente dans les pharmacies du Mali? De quelle chloroquine s’agit-il lorsque Dr Boubacar SIdiki DRAME, chef du service laboratoire de l’hôpital du Mali et responsable de la Cellule de gestion du centre de traitement Covid-19 dans ce même hôpital l’autorise? Nous avons enquêté auprès de quelques pharmacies de la capitale malienne Bamako et de praticiens pour en savoir d’avantage.

Il se trouve que la Chloroquine en circulation dans nos pharmacies n’en est pas une. En réalité, il s’agit plutôt de la METRONIDAZOLE (100%). Ainsi les pharmacie commercialisent des boites de 1000 comprimés sur les quelles il est mentionné Chloroquine phosphate.

Boite de 1000 comprimés de Chloroquine de phosphate
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Boite de 1000 comprimés de Chloroquine de phosphate vendue au Mali

 

La pharmacie populaire du Mali distribue ces boites aux pharmacies détaillantes. Logiquement, si la Chloroquine devait servir pour le traitement des malades du Covid-19 à titre exceptionnel, une décision du ministère de la santé aurait dû le mentionner. Michel SIDIBE est-il au parfum de cette réalité? Nous ne le savons pas. Par ailleurs On peut se demander d’où vient la Chloroquine (phosphate de Chloroquine au lieu d’hydroxyde de Chloroquine évoqué le Pr Didier RAOULT) utilisé par les centres de traitement COVID19 au Mali ? Comment la PPM a-t-elle pu s’approvisionner en Chloroquine vue son interdiction d’importer et de vendre ce produit? Quelle est la qualité de cette Chloroquine (phosphate de Chloroquine utilisé à défaut) ? Tout laisse à croire que les malades reçoivent une molécule qui n’a jamais été contrôlée au Mali car interdit depuis 2007, par conséquent qui ne se trouve que sur le marché noir avec des risques graves que cela peut représenter pour la santé. La direction nationale de la santé se vente de guérir des malades avec un traitement interdit au Mali dont la molécule n’a subit aucun contrôle.

Le ministère de la santé du Mali dépassé

Si le ministère de la santé du Mali est tout fier d’annoncer les cas de guérisons du Covid-19 au Mali, il avance les yeux fermés. En effet, si le ministère pense que les malades sont traités avec de la Chloroquine alors qu’il s’agit officiellement de phosphate de Chloroquine, il y’a fort à parier que le ministère nous ment sur els autres aspects de la riposte. Pire, au lieu du phosphate de Chloroquine, nous apprenons qu’il s’agit en réalité de Métronidazole qui est un antibiotique et antiparasitaire appartenant a la famille des Nitroimidazoles.  Combien de patients a-t-on tué avec cette légèreté? Ceux dits guéris le sont réellement? Admettons qu’ils soient guéris, ce traitement inapproprié a-t-il causé quels dommages sur la santé desdits patients? Autant de questions auxquelles il faudra répondre un jour.

Statistiques étonnées

En dehors des faux médicaments acquis sur le marché noir, les statistiques communiquées par le ministère de la santé souffrent d’incohérences. Il n’est point question d’avancer des accusations fanatiques. Il s’agit d’observer les la charpente des communiqués du ministère de la santé. Ils donnent certes les nouveaux cas de malades et les guérisons mais les personnes contacts ont disparus des communiqués. Que s’est-il passé entre les premiers communiqués et aujourd’hui? Nous pouvons croire que ces chiffres étaient simplement fantaisistes fondés sur rien. La multiplication des interrogations au sujet de la traçabilité des malades a poussé le ministère à donnés des chiffres concernant cette catégorie. D’autre part, les questions se sont faites pressantes au sujet de l’état de santé de ces personnes contacts. A aucun moment depuis trois semaines une personne contact n’a été testée positive. Sur les 925 personnes contacts du dernier communiqué les mentionnant, aucune n’est passée dans le camp des contaminées. Cette anomalie n’est simplement pas passée inaperçue. Comment se fait-il que sur 92 personnes ayant été en contact avec une cinquantaine de malades du Covid-19, aucune n’est revenue atteinte de cette même maladie si contagieuse? Quand on a réussi à guérir des malades avec un remède imaginaire, la fasse Chloroquine, on est capable de stopper la propagation de la maladie avec un communiqué. Dire la vérité est une arme supplémentaire contre la pandémie.

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Le chef de l’état Ibrahim Boubacar KEITA n’a fait qu’une seule intervention depuis l’apparition des premiers cas de Covid-19 au Mali.

Ce fût suffisant pour déclarer le Mali en état de guerre contre la pandémie. Ni les moyens, ni les hommes n’ont été mobilisés pour gagner cette guerre. La communication du ministère de la santé au-delà même des moyens est un chaos quotidien. On peut ressentir le besoin d’autosatisfaction en lieu et place de la pertinence des actes. Il y’a une volonté de duper la population pour en sortir tel un héros. Des les premières interventions du ministre de la santé au sujet du Covid-19 au Mali, il a été question de mensonges.

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Yaya Nianiouma MALLE alias Elijah De BLA

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