La diaspora africaine face aux enjeux du processus électoral en Afrique

Le président de l’APCDE (association paix culture et développement) était l’hôte de l’émission « invité associatif » pour son premier numéro sous le nouveau format.

Il nous a présenté le colloque que son association a eu la lourde charge de piloter le 20/07/2015 dans l’enceinte du sénat à paris. Le thème du colloque fut « la diaspora africaine face aux enjeux du processus électoral en Afrique ». Ce fut pour eux l’occasion d’inviter des personnalités importantes issues du continent. C’est ainsi que Moussa MARA, Ancien Premier Ministre du Mali, Président de Yéléma est venu en tant que patron du colloque. La marraine fut l’honorable Hélène CONWAY – MOURET, Sénatrice des Français établis hors de France et ancienne Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger. Une présence significative d’autres personnalités tels qu’Arouna Cosme – Diplomate,  DA SILVA – Politique (Mouvement pour la Paix et la démocratie en Angola), Denis MAUGENEST – Diplomate et Conseiller religieux de Laurent FABIUS, KIFLE Selasié – Professeur,  KONE Tidiane – Président de la Commission Electorale Indépendante Ivoirienne de France, Lanciné CAMARA – Président de l’Union Internationale des Journalistes Africains (UIJA) et Olivier STIRN Ancien Ministre et Compagnon du Général Charles De Gaulle.

Les panélistes étaient  repartis selon les différents thèmes du colloque :

  • Albert TEVOEDJERE  «  Un autre chemin de la paix est possible en Afrique »,
  • Lazard KI ZERBO « Quel rôle, quel jeu, les institutions africaines jouent-elles dans le processus électoral ? Le cas de la CEDEAO »,
  • CISSE Campel « Quel rôle peut jouer la diaspora africaine face aux enjeux électoraux sur le continent ? »,
  • Anne Marie ADOM KOFFI « Les élections ne sont-elles pas un moyen de dé-démocratisation du continent africain ? »,
  • FOFANA Ben Mamadou « Comment organiser et repenser le processus électoral en Afrique ? »,
  • Jean Baptiste HARELIMANA « La biométrie : une assurance multirisque du processus électoral en Afrique ? »

Chacune de ces personnalités a pu apporter son expertise et son analyse aux thématiques proposées. Si les avis étaient tranchés par moment, le débat n’a pas eu d’économie.

Le rôle joué par les animateurs fut de taille pour la réussite du colloque. Il faut rappeler que l’APCDE existe depuis seulement un an. Francis LALOUPO Journaliste Radio Africa N°1, Professeur de Géopolitique à l’I.P.J , Hawa DEME Activiste Malienne, Co-fondatrice de Future54Group,  Marvin OUATTARA Animateur, Conseiller en Communication, Stéphanie HARTMANN Journaliste Africa N°1 ont contribué à fluidifier le cheminement de la journée.

Sur notre plateau, Lassina Bamba explique le choix des invités et le bien-fondé de ce colloque dont les conclusions feront l’objet d’une publication afin d’alimenter la masse critique d’apports des africains entreprenants au débat de la bonne gouvernance.

La composition cosmopolite de l’APCDE est une richesse que son président met avant pour vanter la solidité de la structure. Si chaque individu et chaque structure africaine doit jouer pleinement son rôle dans le développement de l’Afrique sur le plan culturel comme politique, Bamba reconnaitra qu’il est difficile de changer les choses sur le continent en étant hors d’Afrique. Aussi, il est capital de s’adapter aux réalités africaines pour communiquer sur l’Afrique pour les africains par les africains. Les stéréotypes occidentaux visant à contraindre l’africain ont montré leurs limites, il est temps selon Bamba d’innover et c’est en cela que l’APCDE sera une valeur ajoutée.

 

 

Elijah De BLA