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Tout le monde produit au moins des ordures ménagères. Si on ajoute à cela les déchets industriels, cela donne un cocktail dont la gestion échappe aux familles et aux ouvriers de ces industries.

Les collectivités locales en partenariat avec certaines sociétés spécialisées dans le traitement et la gestion de ces ordures se chargent en général de la chose. C’est un casse-tête un peu partout dans le monde. Le cas le plus francophone est celui de la célèbre ville Marseille au sud de la France.

Le cas qui retiendra notre analyse est celui de la capitale malienne Bamako. En effet la gestion des ordures ménagères n’a jamais donné satisfaction. La plupart des solutions apportées se sont révélées être des caches misères. Ceux qui ont la responsabilité de la gestion des ordures à Bamako ont traité ce problème comme tous les autres problèmes c’est-à-dire avec très peu de professionnalisme. Les zones de transit sont souvent débordées et à proximité des lieux de vie de la population. La population riveraine vivant avec moins du minimum vital a trouvé une aubaine dans la fouille sans masque et à main nues des ordures. Nul ni personnes ne les en empêche. Ils espèrent y dénicher des objets à revendre. Le marché de la mort est à ciel ouvert dans ce cas de figure. Nous sommes en face de problème de santé publique dont la gestion régalienne revient aux autorités des collectivités et à l’état. Il faut croire ces deux entités n’en sont pas informées.

Notre correspondant a approché les riverains du transit de Lafiabougou en commune IV de la capitale Bamako. La culture de la mort sur prescription y est une réussite. Une montagne d’ordure flirte avec les habitations et les interactions sont parfaites. La pluie draine l’eau usée de la déchèterie jusque dans les habitations avec son corollaire de maladies respiratoires. Incapable de transporter les déchets de manière régulière, la société Ozone chargée de les traiter procède à l’incinération. La fumée ainsi créée par cette incinération s’invite jusque dans les chambres à coucher. La pollution issue de cette pratique apporte des maladies aux riverains. Le témoignage des riverains est le meilleur indicateur de la situation. Ils interpellent les autorités du pays et la mairie tout en menaçant de mener des actions.

 

Elijah de BLA

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