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Mobilisation du Collectif Citoyen-Mali pour Gao

 

Chaque conflit apporte à des solutions qui ont un impact sur la vie de ses populations. Les Accords de paix d’Alger sont cette « solution » que la France et la Communauté Internationale ont «  proposé » (pour ne pas dire imposer) au Mali. Les jeunes de Gao en sont une preuve.

Cet accord prévoit la mise en place d’autorités intérimaires dans les régions administratives du Nord du Mali (Gao, Kidal et Tombouctou).

Ces autorités devraient être composés de membres de l’administration, des anciens rebelles et des membres de groupes pro gouvernementaux comme le GATIA.

Gao
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Banderole du collectif citoyen-Mali pour Gao et pour le Mali

C’est la présence d’anciens rebelles au sein des autorités intérimaires qui pose problème aujourd’hui. C’est pourquoi, la population civile manifestait son désaccord le 12 juillet 2016 à Gao. L’armée malienne a répondu avec des tirs causant des blessés et quelques morts.

La société civile malienne a été touché aussi bien au Mali qu’à l’étranger. <h3<C’est pourquoi en soutien aux jeunes de Gao, un collectif citoyen-Mali a vu jour à Paris.

Ce collectif apolitique a organisé un rassemblement le 30 juillet 2016 à  l’Esplanade des Invalides à proximité du Quai d’Orsay. Ce rassemblement a réuni une cinquantaine de personnes.

« On est venu demander aux ministères des affaires étrangères de nous éclaircir sur la position de la France au Mali qui nous semble ambiguë »

affirme Kader TRAORE, un membre du collectif Citoyen-Mali.

 

Le Collectif Citoyen-Mali en France reproche une forme l’ingérence et la complaisance que la France a vis à vis du des rebelles.

Des maliens de la province ont fait le déplacement pour venir participer à ce rassemblement.

« Je suis ravi de venir à Paris, pour montrer à quel point je tiens à la paix et la sécurité dans l’ensemble du Mali. » dit Ibrehima TAMEGA , Président de l’association Fasso Denw originaire d’Angers.

 

Ce qui motive l’ensemble des participants à ce rassemblement est l’impunité qui semble régner au Mali.

Les anciens rebelles ont commis des exactions envers la population de Gao et d’autres villes du Nord sans que la communauté internationale ne lève le doigt.

 

Ils ont apportés une instabilité dans la région. Non seulement, ces personnes ne seront pas jugées pour leurs actes qu’elles mais surtout, elles sont récompensées en accédant à des postes à responsabilité dans la région.

 

« Pourquoi donner des responsabilités d’une région du Mali à des gens qui ont combattu contre le Mali ? », s’interroge Kader TRAORE, « Les populations du Nord du Mali ne veulent pas de ça… »

 

« C’est pas au Gouvernement de nous imposer des narcotrafiquants et des terroristes qui ont tué et pris des armes contre la République pour les mettre ensuite à la tête de nos villes. » ajoute Abdoulaye DIAWARA , un résidant malien à Paris.

 

Plutôt que d’apporter des « solutions » sans consulter l’ensemble de la population ou du moins ces représentants, il serait préférable que le gouvernement ainsi que la communauté internationale instaure un vrai dialogue au Mali.

 

Moussa Mansa

 

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