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Ce que l’Africain peut et doit tirer de la COVID 19

Cela fait déjà sept (7) mois, que le monde est largement frappé par un virus appelé « Covid
19 ». Les systèmes économique, politique et social etc. ont connu une crise sans précédent.
Certains domaines sont en plein agoni pour leur survie face à cette pandémie.
Dans un monde globalisé, un petit village dit-on, les problèmes sont devenus universels et
fortement corrélés (crise systémique).
L’erreur monumentale, fut la considération de ce virus comme un problème proprement chinois.
Les médias ne parlaientt- ils pas d’un virus chinois ?
Si le monde entier avait combattu ce virus avec la Chine (premier épicentre) avant sa
propagation : On en serait, peut-être pas à ce niveau de crise, en ce jour.
Alors, que faut-il faire ?
La chute boursière, la suspension de services de tout genre, limitation de circulation, le circuit
économique fermé etc. Et l’une des grandes Questions qui se pose, c’est de savoir quel est le sort
de l’économie mondiale après cette crise ? Quel est le sort des différentes entreprises qui sont en
cessation temporaire d’activité ? Quel est le risque de faillite ?
Difficile de se prononcer sur l’avantage d’un phénomène qui a déjà fait des ravages en Chine
avec plus de 4000 morts , plus de 100 000 décès aux USA (première puissance mondiale) et près
de quatre cent mille décès (400 000) dans le monde entier. Le monde a encaissé plus de 6
millions de cas : les données de fin mai selon l’OMS . Et continue à faire des milliers de victime
au sein de la population.
En dépit de cela, il est subtil de s’interroger sur l’impact positif de cette
pandémie dans le monde, sur les entreprises, surtout pour les Africains ?

La Covid 19 est-elle une opportunité pour l’Afrique ?

Il serait indispensable d’étudier, d’analyser les effets postérieurs de cette pandémie qui frappe le
monde entier et ssurtout de tirer des leçons importantes pouvant servir dans les années à venir.
Une Afrique en difficultés depuis son indépendance. Une Afrique souffrant de l’insécurité, de la
pauvreté (les citoyens). Une Afrique souffrant de l’influence des puissances étrangères.
L’Afrique à l’épreuve de la Covid 19 : Est-ce une occasion, une phase de transition pour mettre
fin à ses différents maux ? Qu’est-ce que l’Africain devrait faire après la Covid 19 ?
Nous essayerons d’apporter des éléments de réponses à travers des mesures propres selon le
secteur concerné, dans un monde post-Covid spécifique aux ambitions africaines.
La COVID 19, nous a montré que l’occident, que l’OMS, les USA, la France ne sont pas
invulnérables. Ils ont montré toutes leurs faiblesses face à cette maladie. En Italie, face à la
gravité de la maladie et du nombre important des patients, il a fallu choisir les patients les moins
âgées au détriment des vieux pour sauver la population active. L’insuffisance des hôpitaux, des
lits de réanimation, des moyens pour juste acquérir (Rapport de force) les masques etc. On a
assisté à une série de détournement des commandes entre pays auprès de la chine. Notamment le
cas de France en Avril dernier avec les USA, détournement des millions de masques français par
les Américains en payant le double du prix au port. On sait désormais qu’ils ne sont pas des
dieux, qu’ils ont aussi des défaillances comme nous, qu’ils sont faibles et qu’ils ne sont pas la
solution pour l’Afrique .
Malgré toutes les difficultés dont ces différents Etats souffraient pendant cette guerre, ils
cherchaient à aider l’Afrique (le continent le moins frappé, n’ayant pas subit même les 15% des
effets de la maladie). N’est-ce pas paradoxale ?
Demandez-vous pourquoi l’OMS prenait l’Afrique comme priorité ? Une grande question à se
poser. L’Africain doit savoir et savait déjà qu’il y a un objectif à la base de ces dons. A qui la
faute ? Nos dirigeants ?
Le chef du département management de l’Ecole nationale de commerce et de gestion de Tanger
M. NABIL Jedlane s’exprime lors d’un entretien accordé au journal aujourd’hui « Lorsqu’on
parle de l’Afrique, on a tendance à penser aux catastrophes naturelles, aux guerres civiles, aux
maladies…Malheureusement même lors de cette pandémie, nous n’avons pas dérogé à la règle, et
on s’attend à ce qu’une catastrophe touche l’Afrique….. » Le président de l’OMS ne disait-il pas
que l’Afrique doit s’attendre au pire ?
Bref, il est temps, c’est le moment que l’Afrique trace son futur, entame son émergence. Pendant
cette période de bouleversement de l’économie mondiale, on parlait plus de Pays développés ou
de Pays en développement mais les pays ayant mieux maitrisé la maladie. Dans ce cadre, il faut
savoir que le Maroc, un pays Africain a été cité comme exemplaire. Il a été l’un des pays les plus
réactifs au monde en prenant les premières instructions dès l’entrée de la pandémie (2 mars).
Parmi les décisions prises par Rabat, les premières ont été la fermeture durant la semaine du 9 au
15 mars de l’espace aérien et maritime, la fermeture dès le 16 mars des mosquées et des lieux
susceptibles d’accueillir des manifestations. Le gouvernement a aussi décrété un état d’urgence
sanitaire à partir du 20 mars. Dans ce cadre, des hôpitaux de campagne ont été installés dans
plusieurs régions du pays. Des entreprises publiques et privées ont été mobilisées pour la
fabrication de respirateurs artificiels d’une haute qualité et la confection de masques de
protection, outils considérés comme essentiels dans la lutte contre l’épidémie.
Pour atténuer les conséquences sociales et économiques éventuelles de l’épidémie, le Souverain
chérifien a même ordonné la création d’un Fonds spécial pour la gestion du nouveau coronavirus.
Initialement doté de 10 milliards de dirhams (un milliard d’euros environ).
Le système sanitaire à l’épreuve de la Covid 19 ?

Sur le plan sanitaire et scientifique, avec la fermeture de toutes les frontières, les dirigeants
Africains qui pour un simple mot de tête se rendent en France pour se soigner, furent soignés par
nos médecins et dans nos hôpitaux (même s’il s’agit très souvent de cliniques privées).

Des
ministres, députés et autres fonctionnaires ont pris connaissance qu’ils y avaient des hôpitaux au
niveau local. Sans se tromper, ils ont surement détecté les failles de ce secteur. Ils savent
désormais les maux dont souffrent la masse de la population démunie dans ces hôpitaux sans
équipement. Il est temps que les dirigeants, après 60 ans d’indépendance théorique construisent et
aménagent nos hôpitaux et prendre soin de ce secteur : la santé avant tout. Il est temps qu’ils
sachent qu’on n’est pas obligé d’être économiste pour connaitre les dépenses énormes effectuées
dans les hôpitaux étrangers (les frais de transport, les frais de médicaments qui gonflent face à la
faiblesse de nos monnaies). En outre il faut ajouter la méfiance entre Africains. Sans rentrer dans
les détails, les 80% des pays Africains ont gravement ignoré l’existence de COVID ORGANICS.
Les puissances ne veulent pas que ce continent marginalisé soit le sauveur du monde face à cette
pandémie. Selon le président Malgache ANDRY Rajoelina lors d’une interview accordée à la
France 24 le 11 mai dernier affirme que « le problème du remède covid-organics, c’est qu’il
vient d’Afrique ». L’unique pays au monde ayant présenté officiellement un remède contre cette
pandémie est Africain : le Madagascar. Pourquoi les dirigeants Africains (à part quelques-uns)
n’ont pas fait recours à ce remède ? Ont-ils aveuglement suivi l’OMS dans cette situation ? La
grande question qu’il faut toujours se poser est : Le covid-organics a-t- il tué des
consommateurs ? A-t-il un effet secondaire causant d’autres problèmes de santé ou juste que
c’est d’origine africaine ? Et si c’était la France ou les USA qui avaient lancé ce covid-organics ?
Comment allait réagir l’OMS, les chefs d’Etats Africains ?

Lire également LE COVID-19 EN AFRIQUE : LA NÉGATIVITÉ ET PESSIMISME DES OCCIDENTAUX

Le Madagascar est l’un des pays qui enregistre moins de pertes d’âmes au monde avec un taux de
létalité de 0,77% soit 8 décès sur 1024 cas au jour du 7 juin 2020.

Pourquoi rejetons
catégoriquement des remèdes traditionnels ? Ne sont-ils pas à la base de nos produits
pharmaceutiques ?
Alors comme sa majesté le Roi Mohamed VI avait déclaré lors du Forum économique ivoiromarocain et réitéré au sommet de l’Union Aafricaine ( UA) en 2017 « l’Afrique doit faire
confiance à l’Afrique ». Alors il est temps que nous nous fassions confiance : l’Union ne fait-il
plus la force ? On a besoin d’être solidaire ; le covid-organics devrait être un combat pour tous
les Africains. A analyser profondément, pourquoi il n y a pas d’Organisation Africaine de la
santé ? Ne peut-on pas analyser nos remèdes dans nos propres laboratoires ?
La maladie a été maitrisée par le continent le plus fragilisé (rapport de force face aux autres
continents). Cette maitrise est-il une chance ou l’efficacité des mesures prises par ces pays ? Quel
que soit la réponse, c’est le moment en tout cas qu’on décide de notre sort : Dieu ne donne pas
une seconde chance.
Baisse considérable des importations, comment se nourrissait l’Africain ? Que doit-on
économiquement retenir ?
Sur le plan économique comme le plan socio-culturel, l’analyse est très simple. Elle concerne
non seulement nos dirigeants mais aussi la population civile. Désormais, on connaît tous combien
nous coutait les différentes importations. Toutes les frontières étant fermées, chaque pays se
cherchait (chacun pour soi, Dieu pour tous). Alors, l’Africain devrait apprendre la culture de la
consommation locale. L’UNCTAD ( Conférence des Nations unies sur le commerce et le
développement ) dans son rapport de 2019 mentionne que la valeur totale des exportations de
l’Afrique vers le reste du monde s’est élevée en moyenne à 760 milliards de dollars des ÉtatsUnis en prix courants entre 2015 et 2017, contre 481 milliards pour l’Océanie, 4 109 milliards
pour l’Europe, 5 140 milliards pour les États-Unis et 6 801 milliards pour l’Asie. Dans son
passage, elle déclare également qu’en 2017, les exportations intra-africaines ont représenté
16.6 % des exportations totales, contre 68.1 % pour les exportations intra-européennes, 59.4 %
pour les exportations intra-asiatiques, 55.0 % pour les exportations intra-américaines et 7.0 %
pour les exportations intra-océaniques. Tous ceux-ci montrent combien de fois les Africains
consomment moins le local, dépendent majoritairement des importations. Les chiffres
mentionnent également que parmi les 760 milliards de dollars d’exportation, seuls les 16% des
produits Africains ont été consommés sur son territoire.
Partout dans le monde, la consommation reste le pilier de l’économie avec son rôle primordial
dans la composition du PIB. La population( les ménages) étant les principaux consommateurs ,
doivent décider de changer la direction vers le made in Arica. Il faut accepter de consommer
nos propres produits, d’évoluer psychologiquement en mettant en cause les produits étrangers.
L’Africain est capable de payer deux fois plus chers un produit étranger qu’un produit local de
même qualité. Nous sommes battus psychologiquement. Alors, il faut un éveil de conscience
pour que l’Afrique soit autonome et surtout indépendante. Croyons à nos valeurs, nos produits,
c’est la base pour booster l’économie nationale. Mais avant tous, l’Etat doit mettre en place tous
les dispositifs nécessaires pour pouvoir construire les industries de transformation (sans rentrer
dans les détails des causes politiques de ce problème d’investissement. L’Afrique a besoin
aujourd’hui d’une industrialisation massive. Selon les Keynésiens (courant économique) ; il faut
une demande pour produire. L’offre dépend de la demande. Alors, il faut que le ménage Africain
demande les produits locaux pour qu’il y ait une production massive.
Face à cette pandémie de la COVID 19, en plus de la promotion de la consommation locale, les
Etats Africains doivent cesser d’être trop risquo-phobe pour relancer l’économie. D’après les
keynésiens, il faut une intervention Etatique quand l’économie, la population souffrent. L’Etat est
le garant de l’économie et de la stabilité monétaire à travers la banque centrale. Alors, ils doivent
prendre leurs responsabilités concernant des mesures de relance nécessaire (diminution des taux
d’imposition, du taux d’intérêt et d’autres mesures pour booster la consommation) sans rentrer
en profondeur de ces mesures économiques qui font l’objet d’un autre débat.
Politiquo-économiquement, la mondialisation a enterré l’Afrique. Une interdiction
d’industrialiser ses propres matières premières vendues au prix le plus faible du marché et les
rachats des produits manufacturés au prix le plus cher. C’est l’Afrique qui est riche et c’est
l’Africain qui doit décider et surtout s’imposer sur le marché mondial. Le cas du cacao de la cote
d’Ivoire et du Ghana qui servent le monde à 80% avec un retour marginal de 3% de revenu ; le
pétrole du Nigéria, le coton et l’or du Mali etc. C’est une liste non exhaustive qui suit. Il est
temps qu’on s’en rende compte de notre force, de notre puissance et de notre royauté. C’est le
meilleur moment de booster l’industrie africaine. Il faut une industrialisation massive de nos
matières premières. Il est temps que l’économie africaine se repose sur nos propres moyens, nos
propres politiques et stratégies de développement : la stratégie autocentrée. Nous servons le
monde et c’est à nous d’imposer nos règles. Savez-vous que ce sont les puissances actuelles qui
perdent en cas de rupture des accords avec l’Afrique ? C’est eux les perdants, c’est pourquoi nos
guerres ne peuvent jamais finir.
Il serait inutile d’établir ce travail sans parler de la monnaie. La faiblesse de l’Afrique, celle qui
atténue ou amenuise nos efforts et nos productions. Dans certains pays Africains comme les
utilisateurs de FCFA, il faut un éveil. Avec la parité fixe face à l’Euro et avec les réserves de
change , ils perdent des milliards de dollars chaque année.50 % des réserves de change du franc
CFA sont déposées auprès du Trésor français. Sommes-nous pas les esclaves de la France ? Ces
sommes peuvent être utilisées pour construire nos hôpitaux, nos écoles etc. Il est temps aussi
qu’on décide et fixe nos différentes politiques monétaires. La question de la monnaie africaine
n’est pas discutable en parallèle. Il faut un support spécial pour montrer combien de fois nous
perdons.
Sur un autre axe socio-économique, parlons de l’immigration. Malgré tous efforts qu’ils
déploient pour le transfert des revenus, il faut revoir les choses sur un autre angle. L’immigration,
le déplacement est un droit, une conséquence directe de la mondialisation. Tout individu a le droit
d’aller et de retour : droit constitutionnel. A travers une analyse simple, plus de 40 à 50% des
émigrés Africains partent avec une somme pouvant lancer un business : prenez le risque.
Est-il logique de quitter son pays avec somme colossale juste pour se rendre à l’Europe ? Nous
sommes tous économistes de nature, c’est l’angle de réflexion qui nous différencie. Il faut que
l’Africain cesse de se faire humilier dans les pays étrangers. Ce qui est pire, ces personnes osent
faire des gros investissements en Europe, en Amérique etc. Quand on parle de droit, il s’agit pas
des Africains. Alors mieux vaut agir de la meilleure manière possible. Il ne faut pas que vous
soyez dépossédé de vos biens pour une raison inacceptable : Bien mal acquis, et le
recommencement de la vie à zéro. Tout ce qu’il faut savoir, c’est que la justice européenne ou
autres ne sont pas faites pour les Africains. L’investissement est l’un des piliers de l’économie
(produit intérieur brut). Sachez que vos investissements contribuent au développement de leurs
pays. Alors vous Africains à l’étranger, ne venez pas mourir en Afrique. Investissez chez vous et
vivre en paix sans pression.
Après COVID 19, Ne travaillez plus au SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti), leur
population est vieillissante. Ils ont perdu une part importante de leur population active avec des
milliers de morts. La France enregistre plus d’un million de destruction d’emploi soit l’équivalent
de la création d’environ 4 ans. Alors ils ont besoin de vous.
Selon l’OCDE, sur une note d’information publiée en 2019, le nombre de migrants africains de
15 ans et plus résidant dans les pays de l’OCDE est en effet passé de 7.2 millions en 2000/01 à
12.5 millions en 2015/16. Ces personnes peuvent être des professeurs, des chimistes, économistes
et d’autres qui partagent leur savoir à l’étranger : la fuite de cerveau. Il ne faut pas non plus
oublier le droit constitutionnel : le déplacement ; pourquoi sortent-ils ? A cause de la mauvaise
gouvernance ? Oui, il faut le mentionner, les dirigeants Africains ont été toujours là contre nous.
Capable d’empêcher des investissements importants de ces personnes (les scientifiques Africains
qui font développer l’occident) juste pour leur intérêt personnel. Vous, dirigeants Africains, il est
temps que vous soyez patriotes.
Religion et COVID 19, les Africains ont -ils profité du cout d’opportunité des Saoudiens ?
La COVID 19, est- elle un envoyé de Dieu pour donner des leçons à l’Humanité et aux Africains
en particuliers ? Quel que soit la réponse, l’Africain doit prendre des mesures autonomes pour
écrire son devenir. Au début de cette crise, ces personnes conclurent la situation : dit-il une
sanction de Dieu contre les chinois qui maltraitaient les musulmans. Les musulmans surtout
Africains n’avaient il pas minimiser la maladie ?
Sur un autre aspect et pour réduire le risque de contamination, le pèlerinage a été suspendu. Hors
l’Afrique n’envoie pas moins de quatre cents milles (400 000) fidèles au pèlerinage (chiffre de
2017). Face à la suspension du pèlerinage, qu’a-t-il fait chaque pèlerin avec la somme d’argent
économisée ? Ont-ils pris connaissance de l’existence de cette somme ? qu’a-t-il été son apport
dans économie ? Aucune donnée potentielle sur l’affection de cette somme. Le pèlerinage est un
tourisme religieux. En restant dans le même cadre de tourisme, les Africains ont-ils pensé à
investir chez eux leur budget préparé pour le tourisme à l’étranger de cet été ?

La solidarité africaine était- elle améliorée durant la COVID 19 ?

C’est en Afrique qu’il y a le vivre ensemble, le communautarisme. L’Afrique a été exemplaire.
Dans tous les continents du monde, il y a eu un essai d’accompagnement et de solidarité. Alors
l’Africain ne doit pas tomber dans le piège de l’occident : « chacun pour soi, Dieu pour tous »
même entre les frères et Soeurs. La COVID a t- elle réconforté le lien qui existait entre nous ?
Dans les différents pays, on a constaté une exonération des loyers d’eau, d’électricité pour les
démunies par l’Etat. La distribution alimentaire par des personnes de bonne foi. Les riches ont
pensé aux pauvres. L’humanité sait désormais qu’on doit être solidaire, que nous avons tous
besoin l’un de l’autre. Donc, Africain, ne soit pas occidentalisé, on est Africain et on doit vivre
dans l’Africain.
On a assisté au lancement de plusieurs initiatives africaines pour lutter ensemble contre cette
pandémie notamment l’initiative des chefs d’Etat Africains de lutte contre l’impact de la
pandémie Covid-19 lancée par SM le Roi Mohammed VI. Des dons accordés à 15 pays Africains,
elle est composée de près de 8 millions de masques, 900.000 visières, 600.000 charlottes, 60.000
blouses, 30.000 litres de gel hydro alcoolique, ainsi que 75.000 boîtes de chloroquine et 15.000
boites d’Azithromycine.
L’Africain ne doit plus tomber dans cette erreur, il faut un éveil de conscience:
Où étaient-ils les grands féticheurs, arnaqueurs, des faux marabouts qui présentaient leurs
remèdes capables de guérir toutes les maladies sans exception ? Vous vous êtes jamais demandé
pourquoi ces personnes veulent toujours que les autres soient riches alors qu’ils sont pauvres ?
L’Africain doit s’éveiller. Il n’est pas logique de faire quelqu’un millionnaire sans avoir sa
propre maison : c’est le cas de l’Afrique. Un proverbe malien dit : « si pointer son doigt sur
quelqu’un le fait devenir riche, il serait mieux de pointer tous les dix doigts sur soi-même » .
C’est en Afrique qu’un ménage est capable de dépenser tout son revenu chez un féticheur ou
autres pour demander la moitié de ce qu’il a versé. Il est temps qu’on sache que seul le travail
paie. Qu’on a besoin de fournir et de redoubler nos efforts pour réussir. Il est temps qu’on sache
que nous sommes les boulangers de notre vie. Alors décidez-vous !
Résumé

La COVID 19 doit être perçu comme un fait générateur de l’indépendance, d’éveil pour
l’Afrique et l’Afrique doit en profiter.

C’est la meilleure occasion que l’Afrique trace son
chemin, que l’Africain croit en soi, croit en son potentiel et valorise son savoir-faire et savoir
qu’il partage le même droit que les autres individus.
L’Africain, il est temps qu’on s’unisse. Qu’on se développe, qu’on dise non à la recolonisation, à
la domination étrangère. Il est temps que l’Afrique ait confiance à l’Afrique, que les dirigeants
Africains aient le minimum de patriotisme, de conscience. Il est temps qu’on travaille main dans
la main. Il est temps qu’on rassemble nos efforts. Il est temps qu’on bénéficie ce qui nous revient
de droit. Africain, il faut savoir que « l’instabilité vient de la stabilité ».Il est temps de savoir
qu’il y a un début à tout. Africains, c’est notre chance, changeons les choses et réclamons notre
richesse. Réclamons notre indépendance économique, notre indépendance financière et notre
indépendance politique. Nous sommes le continent le plus riche, c’est nous qui devons être
indépendants et c’est à nous de décider.

TRAORE BOURAIMA
Etudiant Malien : Master 1 à l’ISCAE Rabat, Maroc

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