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Adama TRAORE assassiné par les gendarmes?

« Notre prochain rendez-vous sera sur Paris » nous assurait  Hassa TRAORE, la sœur d’Adama le 22 juillet 2016 à Beaumont-Sur-Oise.

Adama Traoré était un jeune homme de 24 ans mort dans des circonstances qui semblent encore «  troubles » pour certains. Cette promesse sera tenue environ une semaine plus tard, le 30 juillet 2016, devant la Gare du Nord parisienne. Sur place, une seule interrogation : Adama Traoré assassiné finalement par les gendarmes qui l’ont interpellé?

Environ un millier de personnes était présent pour assister  à une marche qui devait couvrir de Gare du Nord à République. Les personnes qui sont venues participer à la marche étaient venues demander « Justice pour Adama ». Cependant, cette marche sera avortée par la police qui va encercler les participants à quelques mètres de la Gare du Nord.

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La famille d’Adama Traoré présente à la mobilisation parisienne pour une justice et la vérité

Les manifestants ne voulaient pas que cette affaire tombe dans l’oubli avec toutes les zones d’ombre qu’elle possède encore.

S’il est vrai que nous avons obtenu plus d’information sur la mort d’Adama, il reste quelques mystères à éclaircir autour de cette affaire.

On a commencé à mettre sur Adama une étiquette de délinquant et  lui mettre à charge des délits, même après sa mort. Selon Mediapart, le parquet a demandé d’ouvrir une enquête pour rébellion, le lendemain de sa mort. Une demande contraire aux règles du droit Français.

On pouvait aussi penser que les deux rapports d’autopsie étaient en contradiction aux premiers abords. En vérité, la contradiction vient surtout de la version des faits émis par le Procureur par rapports aux deux rapports d’autopsie.

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Un citoyen de France venu à la mobilisation de Gare du nord pour une justice en faveur de Adama Traoré

Le premier rapport indiquait qu’Adama TRAORE avait subi une asphyxie. Cependant, le Procureur ne mentionne pas ce fait mais préfère parler « d’une infection très grave » «  touchant plusieurs organes ».  Bien que le médecin légiste avait mentionné « des lésions d’allures infectieuses ». Il n’avait pas assez d’éléments pour connaître leur gravité. Il ajouta même que des analyses supplémentaires sont « souhaitables » pour pouvoir confirmer l’infection des organes.

Le second rapport va dans le même sens que le premier au niveau de l’asphyxie, et nous éclaircit sous un autre point essentiel, c’est à dire la santé d’Adama.

«D’ailleurs, la contre-autopsie révèle que mon frère Adama était en pleine santé, aucune infection, ni de problèmes cardiaques. C’était bien, un jeune homme de 24 ans qui était rentré en pleine santé dans les locaux des forces de l’ordre et qui est mort asphyxié », nous témoigne Lassana Traore, l’un des frères d’Adama.

On peut alors se poser la question de savoir ce qui motive le procureur à omettre des faits ou à communiquer sur des faits dont il n’est pas sûr? Adama TRAORE assassiné finalement par les gendarmes?

De plus,  il n’est pas le seul à communiquer sur la prétendue « maladie » d’Adama TRAORÉ.

« Adama TRAORÉ a-t-il manqué d’oxygène parce qu’il souffrait d’une pathologie cardiaque ? » s’interroge Julia Pascual, journaliste au Monde.

Pourquoi  continuer encore à évoquer les problèmes de santé d’Adama alors que la contre autopsie évoque le contraire ?

C’est comme si on cherchait à dédouaner les gendarmes, à les dédouaner de leur probable responsabilité de la mort d’Adama.

D’ailleurs selon, leur témoignage, ils étaient trois autour de lui, de plus Adama avait signalé des problèmes respiratoires. Ne sachant pas s’il simulait ou pas les gendarmes ont préféré le garder menotté dans une position latérale de sécurité.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises autour de cette affaire, on découvre que selon l’avocat de la famille, plus de 15 jours après le décès d’Adama, le rapport de secours manque au dossier de l’affaire.  C’est exceptionnel pour être signalé en la matière. Remettre le rapport des secours est un minimum et le procureur le sait.

Le Procureur se justifie en expliquant que ces documents seront disponibles quand la procédure sera finie.

C’est cette attitude invraisemblable du procureur qui pousse la famille à porter plainte contre les gendarmes pour violences volontaires sans avoir l’intention de donner la mort mais aussi une autre plainte contre une gendarme qui aurait falsifié un procès-verbal dans le but de protéger ses collègues.

 

Moussa Mansa

 

 

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