Migrants blancs en Afrique : les migrants blancs sont communément appelés expatriés, ce terme qui dissocie les migrants blancs des autres migrants, car visiblement un blanc ne peut pas être un immigré. Il est vrai que les migrants blancs ne risquent pas leur vie pour rejoindre l’Afrique, des milliers d’entre eux ne se noient pas dans la Méditerranée. Et pourtant, les migrants blancs en Afrique vivent sur le continent depuis plusieurs générations et on les appelle toujours expats.

Les migrants blancs en Afrique sont communément appelés expatriés, ce terme qui dissocie les migrants blancs des autres migrants

Aujourd’hui, on observe une nouvelle génération de migrants blancs, des jeunes autour de la trentaine, diplômée qui décide de venir s’installer en Afrique. Car ils sont parfaitement conscients des opportunités qu’offrent le continent africain.
Le nombre des migrants blancs est loin d’être comparable aux migrants africains mais on note une tendance qui prend de l’ampleur. L’analyse est personnelle mais est partagée par beaucoup autour de moi. Je me souviens il y’a 4 ans quand je vivais au Ghana, une de mes managers blanche s’est fait licenciée, ce qui voulait dire retour au pays, elle a fini en larme. Dans son pays l’Italie, le chômage était très élevé et son statut d’expat lui assurait des revenues et des conditions de vies plus que confortables. L’idée de ce sujet nous est venu après de nombreuses conversations avec ces migrants blancs où ce sujet a été abordé.
Le sujet étant délicat la rédaction a fait le choix de ne pas le révéler aux sondés, les noms ont donc été délibérément changés.

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Florence, 28 ans, Française
Elle vit à Abuja où elle travaille pour un groupe français depuis 2 ans dans le cadre d’un contrat dédié au moins de 28 ans. En tant qu’expat elle apprécie beaucoup sa vie au Nigéria. Elle ne se voyait pas du tout rentrer en France, le confort que lui offre sa vie ici elle ne veut pas le quitter. Elle a donc pris la décision de vivre quelques années ici. Son compagnon vivait en France mais elle a réussi à le convaincre de la rejoindre. Il a décroché un emploi à Abuja et il l’a rejoint il y’a quelques semaines.

John, 35 ans, Américain
Il vit au Nigéria depuis 2 ans, avant il était en Afrique du sud où il a vécu 4 ans. Pour le moment il n’envisage pas de retourner aux Etats Unis. Il a été agréablement surpris par les opportunités qu’offrent l’Afrique, car ce n’est pas l’image qui est véhiculé dans les médias.
Il travaille pour une grande firme américaine dans le domaine du conseil et explique gagné plus tout en travaillant moins que lorsqu’il était dans son pays. John n’exclut pas l’idée de lancer sa propre affaire compte-tenu des opportunités immenses du Nigéria

Julien, 27 ans, Français
Cela fait seulement 6 mois qu’il a emménagé au Nigéria où il a trouvé un emploi très bien rémunéré. Il vit à Lagos dans l’un des quartiers les plus chers du pays et s’y sent très bien. Le Nigéria souffre d’une mauvaise réputation concernant la sécurité et bien lui il s’y sent très bien. Sur ce constat sa copine a décidé de le rejoindre, mais faute d’un emploi elle n’a pu décrocher qu’un visa d’un mois. Ils me confiaient d’ailleurs leur frustration face à la difficulté d’obtenir un visa nigérian. Les Nigérians sont connus pour rendre l’appareil, c’est à dire qu’ils traitent les ressortissants d’un pays de la même façon que sont traités leurs citoyens par ce pays. Beaucoup de diplomates ou d’expatriés se retrouvent bloquer dans leur pays au moment de renouveler leur visas car ils sont refusés.

Anthony, 40 ans, Français
Il est arrivé il y’a 4 ans par l’intermédiaire de son entreprise, il s’est très vite rendu compte des potentiels qu’offrait le pays. Il a donc récemment décidé de se mettre à son propre compte avec un associé où ils proposent des solutions informatiques aux entreprises.

Les Africains de la diaspora ont les mêmes opportunités que les migrants blancs (le niveau d’éducation, le passeport…). C’est le moment pour ceux qui souhaitent contribuer au développement de notre continent de revenir. Les Européens, les Américains, les asiatiques, les Indiens et même les Arabes veulent leur part de l’énorme gâteau Afrique, et nous alors ???

Abeni, correspondante à Lagos

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