AN TE A BANA : les maliens de France disent «NON» à la révision constitutionnelle

AN TE A BANA est la phrase du moment dans le microcosme malien de France. Une semaine après Bamako qui avait fait entendre la voix du refus de modifier la constitution malienne, c’est au tour des maliens de France réunis au sein de la plate-forme AN TE A BANA / France » de battre le pavé. Issus de divers associations maliennes de migrants et simplement citoyens maliens, les maliens de France se sont mobilisés massivement. Habillés de tee shorts rouge avec la mention AN TE A BANA, ils se sont regroupés à la station de métro la plus proche( Duroc) pour ensuite marcher pendant une vingtaine de minutes en direction de l’ambassade du Mali située à rue du Cherche midi. Les slogans entendus sont « AN TE A BANA », « touche pas à ma constitution », « IBK dégage » etc…

La plate-forme AN TE A BANA a rassemblé les maliens de France contre la révision de la constitution
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La plate-forme AN TE A BANA a rassemblé les maliens de France contre la révision de la constitution

 

 

 

 

 

 

Les foule n’a pu accéder à l’ambassade, en effet un imposant dispositif de CRS avait fermé la rue du Cherche midi dans les deux sens à près de 100 mètres du bâtiment abritant la représentation diplomatique du Mali. Les organisateurs ont discuté avec les forces de l’ordre puis ont expliqué aux manifestants d’obtempérer. C’est ainsi que durant une heure environ, les maliens de France feront un sit-in dans la rue, loin de l’ambassade en scandant leurs slogans hostiles au projet de révision de la constitution malienne.

 

Au sein de la plate-forme AN TE A BANA / France, le message est clair. Ils exigent le retrait pur et simple du projet de révision de la constitution.

Ils reprochent au président de vouloir s’octroyer plus de pouvoir et faire du Mali un royaume. Nommer un tiers des membres du sénat qu’il propose dans son projet serait inopportun. Désigner le président du sénat serait dans un contexte copinage en vigueur au Mali un recul démocratique. La nouvelle constitution, si elle venait à entrer en vigueur, permettrait au président de la république de modifier la constitution sans se référer à l’assemblée nationale. <h3

Aussi les manifestants, demandent au président IBK de résoudre l’urgence avant de s’attaquer à la constitution qui ne serait pas une priorité.
La plate-forme AN TE A BANA / France projette d’organiser une prochaine mobilisation en marge de celle prévue à Bamako le 1er Juillet.

Elijah De BLA

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